41 minutes 50 de blues

L’été dernier, Robin –Rockin’Robin– Sandra et moi sommes allés nous promener en bord de Garonne. Cette balade photographique était un sacré exercice car je voulais à la fois capturer l’univers de Robin, mais surtout j’espérais faire percevoir l’histoire de Sandra et Robin. Robin est sur scène, Sandra en coulisses et il y a quelques temps ils ont vécu de musique et de rencontres à travers le monde. Ni plus ni moins.

Ce grand périple était d’abord initiatique, et cela a permis à Robin de travailler sa musique et de se construire. Ils se sont déplacés dans toute l’Europe centrale et de l’Est, participant à des festivals en Ukraine, en Roumanie, traversant la Turquie, la Géorgie puis l’Arménie. Cette aventure a également été ponctuée d’un vol pour l’Inde, puis le Vietnam, l’Indochine jusqu’à Singapour, et, après deux ans de voyage, l’Australie.

Cet itinéraire, Robin le raconte d’une façon authentique avec son premier album 2 years on the Road.
On retrouve les marques et traces de ce vécu si riche dans les performances de Robin, qui a véritablement voulu suivre un apprentissage traditionnel du bluesman voyageur. 41 minutes 50, c’est le temps qu’il vous faudra pour écouter l’album de Robin, qu’il a composé et produit lui-même. Cette aventure continue désormais avec vous.

De l’importance de prendre du temps rien que pour soi – Mr. Blue Sky

Parlez-moi du dernier moment où vous avez pensé rien qu’à vous ? Ne serait-ce que quinze minutes. Quinze minutes sans penser à sa “to do list” et à ce qui va suivre, sans penser aux filtres d’Instagram, à son compte en banque ou au prochain rendez-vous chez le dentiste, ni même à ses défis incroyables à relever? Courir, toujours courir, se coucher tard et avoir des cernes pour trophées, symbole de notre determination.

Je ne remets pas en question l’importance du travail, ni le fait de créer sa chance et d’être endurant(e), mais, quand même, prendre du temps rien que pour soi, ouvrir une parenthèse et envoyer se faire voir nos obligations, critiques et contradictions est devenu presque vital.
J’ai décidé de m’accorder 15 minutes par jour pour photographier le ciel, tout simplement, car même si parfois il est triste à mourir, il ne faut pas oublier que le soleil brille toujours au-dessus. (Je suis un peu cucul, c’est plus fort que moi)
J’en ai parlé à l’illustratrice Lucia de Marco qui, à partir de mes photos, prendra le temps (pour elle) de peindre sa version de ce petit bout de ciel capturé.