Yun’s story

Je crois que je me souviendrai toujours de ma rencontre avec Yun. Elle riait, dansait et elle était si avenante. Quand on parle avec Yun, on comprend directement d’où vient la poésie de sa photographie et sa grande délicatesse.
Je l’ai récemment interviewée, pour mettre des mots sur son travail, et la laisser vous raconter son récit passé – présent et futur.

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I think I will always remember the day I met Yun. She was laughing and dancing and was so likable. When you talk to Yun, you immediately understand where the poetry and the delicacy of her work come from.

I recently interviewed her, to explain her work, and I let her tell you about her past, her present and her future.

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P A S T

 

  • Depuis quand et pourquoi pratiques-tu la photographie ?
  • Cela a commencé il y a sept ans quand j’étudiais à mon école de cinéma. Avant, je pratiquais surtout la cinématographie et la vidéo. Mais je pense que tout est lié avec la photographie générale. En plus de cela, j’avais quelques cours de photographie, également à l’université.

 

  • Since when and why have you been practicing photography?
  • It started seven years ago when I just integrated my former film school. Before I had practiced more about cinematography and video photography, but I think there’s a link with general photography. On top of that, I had some photography classes in university too.

 

 

  • Peux-tu me parler d’un shooting qui t’a particulièrement marquée ?
  • Tous mes shootings sont uniques. D’ordinaire, le shooting que j’aime doit me faire vivre des moments pleins de sens. Il n’est pas question d’aller au travail et ensuite de rentrer à la maison le soir. J’aime explorer la nature, prendre des photographies de personnes avec qui je suis, d’aller camper avec eux. Je parle tellement avec ces personnes, pour connaître leurs personnalités, pour capter leus moments les plus significatifs, les plus beaux.
    Il y a quelques semaines, je suis allée à Cahors avec des amis. Nous avons campé et exploré des falaises. J’ai appris à connaître de plus en plus les personnes présentes, et les portraits auraient été différents de bien d’autres, car ils (les modèles) me font confiance, se sentent à l’aise avec moi, me racontent quelques anecdotes, pour qu’au final, je comprenne qui ils sont. Je suis très satisfaite de mes portraits, et heureuse que nos liens d’amitiés se soient renforcés, grâce à la photographie.

 

  • Can you talk about any memorable photo shoot?
  • All the photo shoots are unique. Basically, the photo shoot I love is meant to allow me to undergo significant moments, it’s not about going to work and then go home by night. I love to explore nature, take photographs of the persons I’m being with, go camping with them. I talk so much with the persons, to get to know his or her personality, to catch the best moments of this person.
    Several weeks ago I went to Cahors with some friends. We went camping and exploring cliffs, so I knew more and more the people, and the portraits would be different from any other ones because they (the model) trusted me, felt comfortable with me, and told me some stories, so I understood them. I took so many satisficing portraits and I’m happy to have strengthened our friendship, thanks to photography.

 

 

  • Tu penses être dépendante des techniques que tu as apprises, ou tu essayes de t’en émanciper et de te focaliser sur ton propre savoir-faire ?
  • Je pense que ce qui est primordial, ce sont les bases de la technique. Aujourd’hui, tout le monde peut prendre des photographies, cependant les bonnes techniques élèvent une photographie à un autre niveau. Donc, pour moi, c’est important. Cependant, ce ne sont que les bases et que les techniques.
    Il y a beaucoup de monde qui ont une bonne technique, mais je ne retrouve pas de belle esthétique dans leurs photographies. Ils ont beaucoup de compétences, mais il y a un manque d’inspiration dans leur travail.
    J’ai appris les techniques en autodidacte, je me suis beaucoup entraînée, et j’ai beaucoup exploré le monde autour de moi. J’ai commencé avec un argentique, et c’est un très bon moyen de commencer. On n’appuie pas seulement sur un bouton, on doit beaucoup réfléchir avant. Ensuite, lorsque j’ai pris confiance en moi, j’ai commencé à travailler avec un appareil numérique et j’en suis vraiment contente car cela me permet d’avoir un nombre illimité de clichés, et d’être capable de capturer les meilleurs moments.

 

  • Do you think that you are really depending on the techniques that you have learned or do you try to cut loose from them and to focus on your own know-how?
  • I think that the basics are primarily important. For now, everyone can take pictures, yet the techniques elevate your picture to another level. So, to me this is important. However, they’re only the basics. There are a lot of people who have gotten the techniques, but there isn’t any beauty aesthetics within their pictures. They have a lot of skills, but there’s a lack of inspiration in their works.
    I’ve learned techniques by myself, I’ve practiced a lot and explored a lot. I’ve started to work with an analog camera, and that is a good technique, you’re not just “clicking” on a button, you are reflecting a lot before. Afterward, when I was more confident, I’ve started to work with a digital camera and I’m really happy with that because it allows me to have an unlimited number of snapshots, and to have the ability to capture the best moments.

 

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P R E S E N T

 

  • Qu’est-ce que tu aimes partager à travers des photographies ?
  • Je veux partager des émotions et des sensations à travers mes photographies. J’ai une histoire à raconter pour chacune de mes photos et des émotions à exprimer.

 

  • What do you want to share with people?
  • I want to share emotions and sensations within my photographs. I have a story to tell for every photograph that I’ve taken and emotions to express.

 

 

  • Qui ou qu’est-ce qui t’inspire le plus ?
  • Il y a de nombreux photographes inspirants et créatifs, mais ce qui m’inspire le plus, c’est la nature : être dans la nature, admirer la lumière de la nature, être près d’une rivière, admirer les montagnes…

 

  • Who and what inspires you the most?
  • There are a lot of creative and inspiring photographers, but what inspires me the most is nature: being in nature, admiring natural light, being near a river, facing mountains…

 

 

  • Quel est ton type d’appareil préféré? (numérique ou argentique)
  • Le boîtier que j’utilise est un sony α7rii, et il a une très bonne qualité. La qualité vidéo est géniale, surtout pour les slow motions. Comme je suis également vidéaste, c’est important pour moi d’avoir du matériel fiable avec une qualité sur le long terme.

 

  • What is your favorite camera (digital and analog)?
  • The camera that I currently use, the Sony α7rii: it provides a really good quality. The video quality is actually amazing, especially for slow motions. As I’m also a video maker, it’s important for me to work with a reliable camera with a long-term quality.

 

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F U T U R E

 

 

  • Quelle serait ta plus grande fierté ?
  • Je vais faire un road trip dans un camion, et je pense que c’est mon plus grand projet jusqu’ici. Je vais faire d’avantage de photographie de paysages, et j’aimerais rencontrer des personnes pouvant devenir mes modèles. Je ne sais pas où ce projet va me mener, mais je veux tellement le concrétiser et vivre des expériences !

 

  • What would be your proudest achievement (if any)?
  • I’m going to travel in a truck and it’s my biggest project so far. I’m going to take more landscape photographs and I also would like to meet people who I wish could be my models. I don’t know what this project is going to lead me to, but I want to experience it so much.

 

 

  • Concernant ta carrière, aimerais-tu enseigner la photographie, travailler pour une agence de presse, être un photographe pour des entreprises… ?
  • Je ne suis pas vraiment certaine, mais tout ce que je sais, c’est que je veux être photographe free lance.

 

  • Concerning your career: would you like to teach photography or working for a press agency or being a corporate photographer?
  • I’m not really sure about that, but all I know is that I really would like to be a freelancer.

 

Comme vous l’aurez compris, Yun a un fabuleux projet sur la route que vous pouvez retrouver sur les réseaux sociaux !

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As you may have understood, Yun is on the road, and you can learn more about this amazing project on the social networks!

FaceBookInstagram

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The untold stories behind the tattoos

J’avais rencontré Estelle grâce à Mulot B. et au troc boutures qu’elle avait organisé. Au-delà de notre fascination pour les plantes et du plaisir à les photographier, je découvrais toute la sensibilité et la poésie d’Estelle à travers son compte Instagram. Et oui, Instagram n’est pas qu’un royaume régit par un infâme algorythme, c’est aussi un portfolio à partager (c’était la minute philosophique).

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I met Estelle thanks to Mulot B. and the plant cutting swap that she had organized. Beyond our common fascination for plants and the great deal of enjoyment of photographing them, thanks to her Instagram account, I realized how sensitive and poetic Estelle is. Yes, Instagram is not only a kingdom in which an awful algorithm reigns over. It is also a portfolio made to be shared (← philosophy spotted here).

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Avec Estelle, on s’était promis d’organiser un shooting d’ici la fin de l’été. Nous l’avons fait, et c’était le tout dernier jour de l’été, selon le calendrier. Nous avions rendez-vous devant la Bibliothèque d’Etude et du Patrimoine, et c’était un temps qui annonçait déjà le prolongement de la période estivale.
Estelle aime capturer les détails, et moi j’aime les secrets cachés.

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Estelle and I promised each other to plan a photo shoot by the end of summer. We did it, and it was the very last day of summer, according to the calendar. We met at the Bibliothèque d’Etude et du Patrimoine, and the weather foreshadowed the continuation of summer. Estelle loves to catch details and I love to hear untold stories.

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Je lui avais proposé de photographier certaines de mes mèches de cheveux, car j’avais récemment fait une couleur au salon de Madame Sans Gêne, et que j’étais particulièrement contente de cette teinte cuivrée. Lorsque c’était mon tour d’être derrière l’objectif, j’avais en tête une série de portraits, et j’avais surtout envie qu’Estelle me raconte les histoires secrètes derrière ses beaux tatouages.

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I suggested photographing a few of my strands of hair because I had got my hair dyed at the hairdressing salon Madame Sans Gêne and I was so pleased with my copper tint. When it was my turn to be behind the camera, I had in my mind a series of portraits, and I really wanted Estelle to tell me the secret stories of her tattoos.

 

 

Il y avait du monde et du vent, on se faisait rire pour se détendre et puis, on commençait à parler. Elle me parlait des souvenirs évoqués par sa poupée russe tatouée, de l’importance de la lune…
On continuait à parler de nos projets, notre avenir et on se racontait des anecdotes émouvantes.
J’avais l’impression d’avoir passé une après-midi à jouer dehors après l’école.

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It was windy and crowded, we joked around to relax, and then we started to talk.
She talked to me about the memories from the Russian doll tattooed on her arm, the importance of the moon for her… We kept talking about our projects, our plans and we told each other stirring anecdotes.
I had the impression to have spent the entire afternoon playing outside after school.

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Estelle part bientôt faire un tour du monde, et sa première étape sera l’Inde !
Vous pouvez retrouver ses belles photographies ici : WebsiteFaceBookInstagram

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Estelle has planned to travel around the world, and will first fly to India!

Find out her beautiful photographs there: WebsiteFaceBookInstagram

 

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La vraie vie ● Street & Travel

Interviewer une globe-trotter était important pour moi, je voulais en apprendre un peu plus sur les raisons principales qui poussent à voyager (qui, bien qu’universelles, sont propres à chacun), entendre des annecdotes et parler de projets. Lorsque Paola m’a répondu positivement à ma demande, nous nous sommes retrouvées autour d’un thé pour échanger et elle s’est prêtée au jeu de la séance photo, en posant près des Beaux Arts de Toulouse, observant les lieux, presque comme une touriste !
Voici son récit, et ses réponses aux « pourquoi, quand, comment » autour du voyage !

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To interview a globetrotter was significant to me. I wanted to know the reasons which encourage travelers to explore the world (even if they are universal reasons, they are specific to each). I also wanted to hear some stories, and talk about projects. What does it mean to travel, actually? 
When Paola had told me that she was okay to be interviewed, we met over cups of tea to discuss, and she accepted to be photographed near the Beaux Arts of Toulouse, observing the place, almost like a tourist!
Here are her words, she answered the WH questions about traveling!

 

 

« Je m’appelle Paola, j’habite à Toulouse et j’aime explorer ce qui m’entoure. Depuis toute petite je voyage. Ça a commencé avec mes parents, ce qui m’a appris beaucoup de choses, avec du recul, puis toute seule, en couple et entre amis. Je continue toujours à voyager avec ma famille, car nous avons la même manière de voir les choses et de voyager. À côté de ça, je suis graphiste/directrice artistique freelance et je concilie travail et voyage.

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My name is Paula, I live in Toulouse and I love to explore what is around me. I’ve been traveling since I was a kid. It all started with my parents. Looking back, I’ve learned a lot of things, thanks to that. Then, I’ve traveled alone, with my boyfriend and with my friends. I keep traveling with my family, because we’re on the same wavelength, and we have the same way of traveling.
Besides that, I’m a freelance graphic designer and artistic director and I reconcile my work and my travels.

 

Je suis partie vivre à Montréal avec mon copain sur un coup de tête. J’y ai vécu 4 ans et travaillé en tant que directrice artistique dans le webmarketing. J’ai continué à m’adapter au monde. Ce fut génial !
Il me manquait juste quelque chose. Encore plus de folie et de nouveautés. La routine, on y est bien mais il y a tellement de choses à voir et à découvrir autour de nous. J’ai décidé de partir en voyage à durée indéterminée et de créer Street and Travel en octobre 2017 afin de partager mes expériences.

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I went to live in Montreal with my boyfriend. I lived there for four years and worked as an art director for the web marketing area. I kept getting used to this new world. It was awesome!
I just needed something else. More astounding and something new. The sensation of routine is good, but there are so many things to see and discover around us! I decided to go on a journey, for an undetermined time, and to create Street and Travel, in October 2017, in order to share my experiences.

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Quand je voyage, je cherche déjà à m’épanouir. Ça passe par le fait de changer d’air, de sortir de ma zone de confort, d’aller voir ailleurs ce qu’il se passe, de rencontrer de nouvelles personnes et de m’ouvrir au monde. Dans un sens, je pense que le voyage reste quelque chose d’égoïste, car c’est en grande partie pour se faire plaisir.

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When I travel, I want to feel fulfilled. To do so, I need to get a change of atmosphere, meet new people, and to open up to the world. In a way, I think that traveling is something selfish because it is aimed at making yourself happy

 

Souvent quand je voyage et que j’arrive dans un endroit, pendant un petit temps, j’adore me perdre et ne pas trop savoir où je vais. Juste marcher et me laisser porter par l’environnement où je suis. C’est là que je découvre des choses intéressantes et des gens incroyables. C’est un peu un toc. Je ne peux pas arriver quelque part et savoir exactement où je dois aller. J’ai besoin de prendre le pouls, d’avoir un feeling, de ressentir quelque chose.

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Sometimes, when I travel and that I come to a new place, I love to be lost and not to know where I am going to, for little time. I simply love to walk, drift and enjoy the environment of the city. This is when I discover many interesting things and meet amazing people. It’s my kind of habits. I can’t go somewhere and know exactly where I’m supposed to go to. I need to get the lay of the land and to feel something.
 

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Évidement que d’un point de vue culturel, je découvre des choses inconnus pour moi, que ce soit architectural, culinaire, artistique, cérémonial, historique. C’est aussi le but, d’en apprendre sur ce qui nous entoure.

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Of course, from a cultural point of view, I discover many concepts which used to be unknown to me: About architecture, food, art, ceremonies, history and so on. It’s also a part of the goal, to learn about what is around us.

 

 

D’un point de vue personnel, c’est une sorte de challenge. Tout dépend de la manière dont on voyage. Mais souvent en voyage itinérant, ou dans des endroits un peu plus reculés, c’est vraiment un challenge. Ça m’apprend à m’adapter et ça me confronte à des situations que je ne connaissais pas forcement lorsque je suis dans un environnement familier.

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About myself, it’s a sort of challenge. Everything depends on the way we travel yet sometimes for itinerant trips or concerning remote places, it is a real challenge. I learn how to adapt myself and I am confronted with situations that I’ve never experienced before when I was in a familiar place.

 

 

Je trouve que ça m’apporte et ça m’a toujours apporté une ouverture d’esprit. Le fait de voyager permet de cultiver ce côté de moi. J’apprends sans cesse et ça me stimule. Je deviens plus curieuse, plus observatrice, plus respectueuse et plus consciente de ce que je suis et de ce qu’est le monde dans lequel on vit. Le voyage permet de trouver sa place dans le monde et dans son monde. Je trouve que ça aide pour le développement personnel et c’est sain.

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I think that it’s a way to open up my mind. It has been and still is, for now, the main effect. Traveling enables me to maintain this attitude. I’m always learning and it animates me. I’m more and more curious, observant and respectful. I’m also more conscious about who I am and about what constitutes the world in which we live. Traveling allows you to find your place in the world and in your own inner world. I think that it helps a lot for personal development and that it’s wholesome.

 

 

Concernant mes spots préférés, je reviens d’un road trip de 7 jours en Sicile et j’ai adoré ! 7 jours c’est vraiment pas assez. Tant de choses à découvrir à travers cette île !

Sinon, j’ai des coups de cœurs de quand j’étais adolescente. Je n’avais qu’une idée en tête, c’était d’aller voir Copenhague, Stockholm et Oslo. Je l’ai fait et j’y suis retournée. Je me voyais habiter là-bas. Pour moi je m’y sentais bien. À l’époque, les opportunités n’étaient pas au rendez-vous, mais c’est à voir !

Ça peut paraitre ridicule, mais c’est seulement quand je suis partie m’expatrier à Montréal, que j’ai réalisé combien la France est un pays incroyable. J’ai réalisé que j’avais fait une sorte de rejet et je voulais aller loin de ce pays et de cette mentalité.
Mais depuis que je suis rentrée, il n’y a même pas 1 an, je redécouvre notre pays et je l’aime beaucoup. Tous les coins et recoins de France sont des spots magnifiques !

J’ai adoré Berlin ! Une ville unique, je dirais. Je veux y retourner ! Haha.

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About my favorite spots, I’ve just come back from a seven days road trip to Sicilia and I’ve loved it! Seven days is definitely not long enough. There are so many things to discover!
Otherwise, I’ve kept Copenhagen, Stockholm, and Oslo as my preferences, since my teenage. Going there obsessed me. I went and I came again there. I saw myself living there. I was fine there. At that time, there weren’t enough opportunities, but who knows?
It may seem ridiculous, but when I went to live in Montreal, I realized how amazing France was. I realized that I rejected (in a way) this country and that I wanted to be far away from it, and from the mentalities related to.
Since I came back, less than one year ago, I’ve discovered again our country and I really love it. Every French local area is a wonderful spot.
I’ve really loved Berlin. I would say that it’s a unique city. I want to go back there, aha!

 

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Les projets pour mon blog seraient de continuer à partager mes expériences et ma vision, en essayant d’apporter au lecteur un moment de plaisir et de donner envie de voyager.
Je pense qu’un blog doit rester quelque chose à faire pour le plaisir, même si on gagne de l’argent avec, ça ne doit pas être un fardeau. C’est pourquoi, je prends aussi mon temps en essayant de faire les choses bien et de qualité. »

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Projects concerning my blog would be to continue to share my experiences and my personal perception, while trying to please the reader and inspire him or her to travel. I think that a blog must be something to have for your personal delight, even if you can earn money thanks to it, it mustn’t be a burden. This is why I take my time with it, whilst trying to create something good.

 

Si vous voulez suivre les aventures de Paola, et découvrir ses magnifiques photographies :
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If you want to follow the adventures of Paola and discover her beautiful photographs:

WebsiteFaceBookInstagram

‘Maman, Papa, mes photographies ont été publiées’ | Magazine culturel Slap That, édition de juillet 2018

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Sur ma bucket list pour la photographie, j’ai noté :
– Photographier des baleines à bosse. (en faisant de la plongée, pas simplement en extérieur, sinon c’est moins drôle)

–  Travailler uniquement avec un argentique pendant un an.

– Publier mes photographies dans un magazine.

Entre autres, en plus de plusieurs idées tout aussi parfaitement réalisables.
Comme (beaucoup) de bucket lists, celle-ci était en attente, car d’autres impératifs avaient pris le dessus.
Et puis un jour, il y a eu l’appel à auteurs du magazine culturel Slap That.
Comment j’ai connu ce magazine ?
J’ai découvert la patte graphique et surtout la belle ligne éditoriale de la rédaction de Slap That suite à une interview qu’ils avaient réalisée de Popnographe. J’ai beaucoup aimé leur professionnalisme et leur présentation du projet de Laurène. Il m’en fallait assez pour liker, follow etc, bref, suivre les codes 2.0 du « Je veux soutenir votre travail. » et les retrouver sur les réseaux sociaux.
J’ai été séduite par leur façon de traiter des sujets artistiques, et leur composition qui claque (mais je n’en attendais pas moins, bien-sûr) : des interviews concernant les processus créatifs d’artistes, des reportages lives, et des portraits de personnalités, donc, que l’on retrouve en images sur leur page FaceBook.
Pour cet appel à auteurs, le thème principal était « amours d’été ».
Au-delà du fait d’avoir été particulièrement inspirée, j’ai été très heureuse d’avoir pu m’exprimer sans aucune crainte, à travers des photographies (étonnant, je sais) et… des craies fondues.
Bien-sûr, l’artisanat et le végétal sont devenus mes centres de prédilection, mais j’aime aussi pouvoir travailler d’autres matières pour d’autres desseins.
Ainsi, quand j’ai reçu la réponse positive de la part de Slap That, j’étais tout simplement heureuse. J’étais heureuse d’être respectée et d’être suivie dans mes folies créatives.
Et puis, il y a eu la liste des artistes dont le travail serait présenté dans ce numéro.

On retrouve des photographies argentiques, des illustrations, des close up, et des récits sur papier glacé. J’ai eu des coups de cœur pour le travail de Claire Provost, et wtc_du_turfu et Livia Succuro. J’ai dévoré l’interview de Lorraine Sorlet et je suis allée écouter quelques albums de leur sélection. Une vraie fan. Et entre les pages, quand je vois mon travail (et la stupide faute de grammaire faite par mes soins mais qui s’en moque ?), je suis fière.

 « Maman, Papa, mes photographies ont été publiées »

 

Slap That m’a offert un cocktail de liberté et de confiance, suffisamment efficace pour me booster le moral durant un long moment.
En outre, le magazine représente 62 pages de culture visuelle (et musicale !) et permet donc, à des artistes émergents et confirmés de se manifester, partager et d’avoir un souvenir inaltérable.

Le prochain zine est déjà en préparation, avec pour thème « un autre regard » !
Comme je suis particulièrement gentille, voici un code promo de -20% à utiliser ici
→ SLAPMARIE

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On my photography bucket list, I wrote down these ideas:

– Photograph humpback whales (while scuba diving, not as outdoor photography, otherwise it would be less funny)

– Only take photographs with an analog camera (during a year).

– Release my photographs in a magazine.

Among other things, with several ideas as perfectly feasible as those.
Like (many) bucket lists, this one was on hold because other priorities came out on top. And one day, there was the call for applications of Slap That Magazine.

How did I discover this magazine?
I discovered the graphic touch and the nice editorial policy of the Slap That editorial board after an interview that they made about Popnographe.
I really liked their professionalism and the introduction they made about Laurène’s project. It was good enough for me to find out their work of social media, and « like, like and like » which means « I want to support your work » in the 2.0 era.
I was seduced by the way they deal with artistic topics and their composition which rocks (but I wasn’t expecting less, of course). There are interviews about the creative process of artists, live reports, and so portraits of people, that are released on their FaceBook page.

For this call for application, the main theme was « summer love ». Despite the fact that I was really inspired, I was really happy to have the ability to express myself without any fear through photographs (how odd, I know) and… melted crayons.
Craft and greenery are, of course, my favorite topics in terms of subjects to be photographed, yet I also love working with other materials for other aims.
So, When I get the positive answer from Slap That, I was simply happy.
I was happy to be respected and that my creative folly had been approved.
And, there was the list of all the artists which works would be featured in this issue.

There are film photographs, illustrations, and stories told on the glazed paper. The work of Claire Provost, wtc_du_turfu, and Livia Succuro were among my favorites. I devoured the interview of Lorraine Sorlet and I had listened to some albums of their selection. A true fan. And, in between the pages, I’m proud, when I see my photographs (and the stupid French grammar mistake, but who cares?).

« Mom, Dad, my photographs have been released »

Slap That offered me a cocktail of freedom and confidence, efficient enough to boost my mood for a long time. Moreover, the 62 pages of the magazine are purely visual (and musical !) culture and allow thus, emerging or experienced artists to communicate, share their inner worlds and have an imperishable memory.

The team is currently in full swing preparing the next issue for this summer.
The main theme will be « a different vision ».
As I’m such a nice girl, here is a 20% promotional code that you can use right there.
→ SLAPMARIE

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SUPPORT THEM

Slap That sur le webLa page FaceBook de Slap ThatL’Instagram de Slap That

FEATURED ARTISTS

posthum4nist

Gris / Clémence Michaux

Livia Succurro

Marine Gaborit

Lorraine Sorlet

Njeri Njuguna

Claire Prouvost

Clémence Losfeld

Thomas Charoy

wtc_du_turfu

 

Pourquoi faut-il visiter la Savonnerie du Fer à Cheval ?

 

Il y a des produits que l’on garde toujours sur ses étagères. Pas seulement pour les grandes urgences, mais surtout parce qu’on peut tout faire, avec. J’ai entendu au moins un bon millier de fois (au moins) le fameux « tu n’as qu’à utiliser du savon de Marseille » tant la polyvalence de ce petit cube vert pâle ou blanc ivoire nous fera répondre des « ah ouais ? On peut aussi faire ça ? »
En copeaux, en cubes, en savonnettes, en barres, le savon de Marseille se suffit vraiment à lui-même.
Etant de passage sur Marseille, j’avais envie de visiter la savonnerie du Fer à Cheval, et je vous explique donc pourquoi.

 

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I – Pour les petites et grandes histoires
La Savonnerie du Fer à Cheval est une très belle entreprise (et je ne dis pas ça seulement car son architecture et ses façades blanches sont Instagramable) puisqu’elle honore ses traditions.
On retrouve, dans la grande cour toujours ensoleillée, la « salle des chaudrons » avec des citernes gigantesques en pierre et des cuves modernes qui se tiennent sous une charpente en châtaigner. Autour, il y a des escaliers et des échelles où pendant bien plus d’un siècle (162 ans pour être exacte) des hommes ont circulé ici & circulent encore pour préparer les savons. Savoir d’où l’on vient et ne pas se métamorphoser en une usine aseptisée est pour moi important. Surtout lorsqu’on crée un produit naturel et sain.

 

 

 

II – Parce que c’est sûrement la première fois que vous entendrez parler de maître savonnier
Soyez rassuré(e)s, il y a bien des vrais êtres humains qui s’occupent de vos savons. La création d’un savon se fait en cinq étapes, et ce, sur huit ou dix jours. Que ce soit lors de la cuisson ou des étapes du séchage, un maître savonnier s’impliquera du début du processus de saponification jusqu’à la fin. Une fois que les savons en barre seront compactés, il y a également des personnes qui veillent à la bonne découpe ainsi qu’à l’estampillage des savons. Et cela ne s’arrête pas là, puisque dans un souci de perfectionnement, les savons seront analysés tout le long de l’année par des professionnels de la cosmétique.

 

 

 

III – Parce qu’il faut exiger l’IGP (Indication Géographique Protégée)
Aujourd’hui, malheureusement l’IGP n’a toujours pas été accordé pour le savon de Marseille. C’est pourquoi on trouve beaucoup trop (= 95%) de contrefaçons en France comme à l’étranger et qu’à force la réputation du savon de Marseille peut en pâtir. Ainsi, pour préserver cette recette et son savoir-faire, la Savonnerie du Fer à Cheval a instauré avec trois autres savonnerie de la région de Marseille, l’Union des Professionnels du Savon de Marseille. L’Union des Professionnels du Savon de Marseille a donc créé un logo pour certifier son processus de fabrication respectant les valeurs et l’histoire qui se cachent derrière ce petit cube. En visitant la savonnerie, vous soutenez donc une entreprise locale qui respecte une tradition propre au patrimoine phocéen.

 

 

Si vous voulez connaître toute l’histoire du savon de Marseille, les ingrédients, leur provenance, les explications des différentes étapes, découvrir un héritage, une technique unique, des professions rares… vous savez où aller maintenant.

 


Savonnerie du Fer à Cheval
66, Chemin de Sainte-Marthe, 13014 Marseille
Les visites se font toutes les semaines le mercredi, hors jours fériés.
Du 2 juillet au 3 août, il y aura 3 visites par semaine : lundi 10h30, mercredi 14h, vendredi 10h30

Du 6 août au 31 août, en raison de la fermeture annuelle de la savonnerie pour maintenance, il n’y aura qu’une visite par semaine : mercredi à 14h. Les chaudrons et l’atelier de moulage ne seront cependant pas en activité.

A partir du 5 septembre, les visites reprendront tous les mercredis à 14h.

A la découverte des Récupérables

 

Bordeaux, en fin de journée. Quand les portes de l’agence Curious D. s’ouvrent, je retrouve mon impatience de grande enfant. J’étais impatiente durant le trajet Toulouse-Bordeaux, impatiente pour une fois que le temps s’écoule vite et que la fin de soirée arrive sur la ville que j’ai arpentée à pas de géant. J’entre, le parquet craque, l’air de la cour intérieure est frais et l’équipe des Récupérables est là.

 

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Malgré ma timidité légendaire, Anaïs (celle qui a imaginé ce concept de A à Z) et Pauline (celle qui s’occupe de la communication, mais également de nos commandes de A à Z), ainsi que tous les membres de l’agence Curious D. savent mettre à l’aise, car le temps est gai, presque à la fête.
On fête cette deuxième collection, l’idée que la marque sensibilise à l’éco-responsabilité et que l’ancien empire du textile n’est plus le long fleuve tranquille qu’il prétendait être. En effet, le cri de guerre est lancé : « la mode est récupérable ». Aujourd’hui, la marque arrive à se ressourcer en tissus qui étaient certes d’anciens rideaux, draps, et autres linges aux motifs élégants, mais qui seront surtout de belles combinaisons idéales pour chaque morphologie, des grandes jupes qui tournent et des sweats dans lesquels on peut vivre normalement, par exemple.

 

 

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Pourquoi continuer de produire plus, puisque c’est dans les plus beaux rideaux que l’on fait les vêtements intemporels ?

 

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Mais avant de nouer votre headband ou d’enfiler votre crop top, il faut quand-même prendre conscience de tout le travail qu’une pièce demande, de la direction artistique à la couture (accomplie par des ateliers de confection en région parisienne et à Calais), en passant par la blanchisserie, le collectionning, et bien-sûr le patronnage.

Quand on choisit une combinaison pour son style ou la beauté d’une couture, on fait aussi la nique aux industries polluantes, car un pantalon made in Les Récupérables a 18 fois moins d’impact en Co² sur son empreinte carbone qu’un pantalon classique de l’industrie textile.

Et l’impact en eau ? Il provient uniquement du nettoyage et du repassage du tissu.
La marque est à l’image de ses pièces maîtresses : tout est pris en compte, chaque détail est (bien) pensé et l’addition belles pièces + valeurs est parfaite.

 

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Soyez donc à l’affut de ventes secrètes de la marque, pour essayer vos nouveaux trésors de dressing, et discuter avec l’équipe qui change la donne dans le monde de la belle production vestimentaire.
Félicitations aux Récupérables et à l’Agence Curious D. pour ce bel événement & merci pour ce partage et ces rencontres.

 

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Le site des Récupérables (pour découvrir leur dernières pièces canons) – Le compte Instagram des RécupérablesLa page FaceBook des Récupérables

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Le site de l’agence Curious DLe compte Instagram de l’agence Curious DLa page FaceBook de l’agence Curious D 

A walk (through the greenhouses and alongside the red bricks)

 

 

Décision de 2018 : Ne pas attendre que les beaux jours (re)viennent pour se perdre dans la ville rose.

 

Pour tester mon nouveau boîtier (et mon nouvel objectif !), j’ai réalisé une série de portraits avec le modèle Deodas Yamalé : Nous nous étions donnés rendez-vous à l’ouverture des serres municipales de Toulouse, puis nous nous sommes baladés dans la ville (follow the red bricks). C’était l’occasion pour lui de mettre en avant plusieurs tenues et pour moi de m’adapter au temps gris !

Comme d’habitude, je modifie très légèrement les clichés en postproduction.

Un grand merci à Cygne Noir Studio, pour ses conseils !

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« Je suis fière de nous » (vente ‘La Kantoch’, 26 mai 2018)

 

  • Découvrir un restaurant
  • Aimer la carte, le sourire de la cheffe, la décoration et cette odeur de cookies
  • Vouloir organiser une vente, un peu sur un coup de tête
  • Appeler son amie pour lui proposer, fixer une date
  • Inviter des créatrices de talent à se joindre à la partie
  • S’organiser
  • Foncer
  • Être fière de son amie, travailler en binôme
  • Être reconnaissante d’avoir eu carte blanche auprès de la cheffe
  • Installer, faire découvrir sa dernière série de photographies
  • Rencontrer des personnes, parler de son travail, retrouver ses proches
  • Être heureuse
  • Remercier
  • Ranger
  • Être heureuse (toujours)

Vente « LA KANTOCH » – du samedi 26 mai 2018
La Kantoch – 63, allées Charles de Fitte

Mulot B. . Bijoux
https://mulotb.com/

Aurelie Vitoux . Papeterie
http://www.aurelievitoux.com/

Idealists Dont Stop . Décoration
http://idealistsdontstop.com/

Mallow France . Maroquinerie
https://www.mallow-shop.fr/

Jungle Utopia . Fleurs
https://jungle-utopia.com/

Aurelie Vitoux . Papeterie
http://www.aurelievitoux.com/

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La vraie vie ● Dans les backstages du Festival Burlesque de Toulouse

Il y a quelques années (quatre pour être exacte), je me rendais à une soirée organisée par un magazine de la ville de Toulouse. La soirée, je vous en parlais ici. Et je vous parlais, d’ailleurs, de l’effeuillage de Lady Flore.
C’était la première fois que je voyais « en vrai de vrai », une effeuilleuse. Et à travers son sourire et son beau costume, je découvrais un art. J’ai été marquée par Lady Flore, par sa présence, son élégance et cette ambiance si rétro mais tellement d’avant-garde qu’elle avait créée… Et puis, j’ai suivi le travail de Lady Flore sur les réseaux sociaux, ses portraits drôles, ses shows fantastiques… Finalement, je lui ai écrit un message. Un message lui disant que j’avais entendu parler du festival international burlesque qu’elle organisait, au Kalinka, à Toulouse. Un message pour lui dire que ça serait une chance pour moi d’être dans les coulisses et de prendre des photos…
Voici le résultat, entrecoupé de récits de certains des artistes du festival !

Few years ago (four, precisely), I went to a party organized by a magazine of the city of Toulouse. I gave you a summary of the party right there. I gave some details, by the way, of Lady Flore, a burlesque artist. It was the first time ever that I attended to a burlesque show. Through her smile and her beautiful costume, I discovered an art. I was amazed by the performance of Lady Flore, her presence, her elegance and above all this retro AND avant-garde atmosphere that she had created. Then, I observed her work on social media, her funny portraits and her fantastic show, and finally I wrote her a message. I told her that I heard about the international burlesque festival which she was planning, at the Kalinka in Toulouse. I told her that it would be amazing to be in the backstage and take some pictures. Ladies and gentlemen, here is the final result, it is  interspersed with interviews of some of the artists of the festival !

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Lady Flore
C’est après avoir vu le film «Tournée» de Mathieu Amalric que Florence Boué, alias Lady Flore pour la scène et sur sa page Facebook, s’est lancée dans une carrière d’effeuilleuse burlesque. Elle s’est reconnue dans ces effeuilleuses américaines «New Burlesque» aux formes voluptueuses et a décidé de se lancer dans l’aventure il y a quelques années. Costumée en pin-up, elle s’est fait un nom dans le spectacle et la photographie. Lady Flore enseigne son art, mélange insolite de pin up et de clown.Elle donne des cours chez elle, ou à domicile dans la région toulousaine. ​

« L’effeuillage burlesque c’est pour faire rire ou pour faire fantasmer ? » Les deux sont compatibles à mon avis. La sensualité et l’humour fonctionnent bien ensemble si j’en crois l’effet qu’on produit sur les spectateurs. Contrairement aux stripteaseuses on ne se dénude pas entièrement et il n’y a pas une connotation aussi sexuelle dans nos mouvements. C’est plutôt une histoire de complicité avec le public. Ils adorent !

« Qui est Lady Flore ? » C’est une femme-enfant, glamour mais aussi enjouée. Mon show est très interactif. Les spectateurs jouent et rient avec moi. ​
« Qui sont les femmes qui viennent prendre des cours d’effeuillage ? » Toutes sortes de femmes ! Il y a aussi pas mal d’enterrements de vie de jeunes filles, des comédiennes qui veulent se lancer, ou Madame tout le monde.
« D’où vient cet engouement ? » Je pense que l’effeuillage burlesque est une discipline qui permet de retrouver le chemin de sa féminité sans trop se prendre au sérieux.

Grâce au film «Tournée» qui a popularisé cette discipline confidentielle, les femmes ont découvert l’existence d’artistes qui savent jouer avec leur corps, en faire un spectacle, même en étant ronde. Les pulpeuses aussi sont glamour. La preuve ! ​

« Pourquoi avoir choisi pour votre personnage cette esthétique rétro, très pin-up ? » En réalité moi je m’habille comme ça tous les jours et je me sens très bien: de beaux décolletés, la jambe galbée par des bas. À mon avis les hommes adorent, ils sont contents de retrouver ce côté un peu précieux. C’est dommage que les femmes aient perdu ce côté féminin au profit de vêtements plus confortables et passe-partout. C’est comme l’effeuillage, cela n’empêche pas d’être une femme d’aujourd’hui, indépendante.

Après avoir assisté au festival burlesque de Paris en 2013, j’ai décidé d’organiser un festival à Toulouse qui a vu le jour en Mars 2014 au Kalinka. Le festival, c’est pratiquement un an de travail entre le casting, la recherche des partenaires, l’affiche.

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Florence Boué, aka « Lady Flore » (both on stage and on FaceBook), decided to be a burlesque artist after she had seen “Tournée”, a movie directed by Mathieu Amalric.
She saw herself in the American burlesque artists, the “New Burlesque” ones, with their voluptuous shapes. This is why few years ago she has decided to embark upon this adventure. As she has dressed up as a pin-up, she has made a name for herself: with photographers and in the show business world. Lady Flore teaches her art which is an unusual mix of pin up and clown. She gives classes at her home or could be a mobile teacher in the area of Toulouse.

“Is burlesque made to laugh or fantasize? “ Both are compatible, to me”, she said. “Sensuality can go along with humor, as I can see the effects upon the spectators. Contrary to strip teasers, we are not totally stripping and there’s no such sexual connotation in our movements. Actually, it’s a question of complicity with the audience. They love it!”

“Who’s Lady Flore?” She’s both a cheerful and glamorous child-like woman. “My show is an interactive one. Spectators play and laugh with me.”
“Who are the women learning striptease art?” “Almost all the women! There are a lot of bachelorette parties, actresses who want to try, and Mrs. Average.”
“Where does this enthusiasm come from?” “I think that burlesque striptease is a subject which allows you to unlock your feminine power without taking yourself too seriously”

Thanks to the movie, « Tournée », which popularized this confidential discipline, women have found out the existence of artists who know how to play with their bodies and put on a show while being rounded. Luscious women are glamorous.
“Why have you chosen for your character this retro aesthetics and embody a pinup?” “In reality, this is how I dress myself every day and I feel very comfortable with beautiful low-cut necklines and legs curved with stockings. To me, men love that. They love to get back with a foppish style. It’s too bad that women have lost this « feminine » aspect for comfortable and ordinary-looking clothes. We can compare to stripping art, it’s not preventing to be an independent woman.”

After attending to the burlesque festival in Paris in 2013, I decided to organize a festival in Toulouse. The first edition was on March 2014, at the Kalinka (cabaret in Toulouse).
Preparing the festival means one year of full time work with the casting that has to be done, search of collaborators and the poster.

 

 

Betty Crispy
Après de longues années en tant que danseuse de cabaret, je me suis lancée il y a six ans dans l’effeuillage burlesque. J’avais envie par-dessus tout de faire des numéros solos et non plus d’être perdue au milieu d’un corps de ballet. Je voulais pouvoir mettre à profit tous mes acquis scéniques : danse, technique, jeu de scène, personnalité artistique, et aussi et enfin l’envie de créer mon propre univers. Le partager avec le public.
J’aime les quelques instants avant mon entrée sur scène. Le temps du maquillage est primordial, l’instant loges aussi, c’est un partage avec les artistes, c’est le moment de la concentration.
Le stress monte en flèche, puis une fois sous les projecteurs, il laisse place à un immense plaisir, récompensé par les applaudissements.
Je rentre chez moi, tard, épuisée mais remplie de grandes émotions, d’adrénaline si vitale à ma bonne santé physique et morale depuis maintenant une douzaines d’années.
Mes passions : la scène et la danse devenues mon métier est mon plus grand bonheur. Depuis trois ans, j’ai créé à Bordeaux, une association « l’ABC Académie Burlescô Cabaret » où je donne des cours hebdomadaires de danse cabaret et d’effeuillage à des femmes désireuses de retrouver ces sensations, et de pouvoir laisser exprimer leur féminité.

 

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After long years as a cabaret dancer, I decided to get into burlesque stripping. Above all, I wanted to do one-woman acts and not being lost in a ballet company anymore. I had an urge for making the most of my knowledge of the stage:  dance, techniques, stage direction, artistic personalities and at last, the desire to create my own realm. Sharing with the audience is significant.
I love the very last moments before going on stage.
Make up time is primordial as the time I spend in the dressing room, because it’s a moment of sharing with the other artists and time to be focus. Before going on stage, stress is soaring. Then, under the spotlights, anxiety disappears and enjoyment comes to the surface. All of this is finally rewarded by the applause. Lately, I go home and I’m tired with a full range of emotions. For twelve years, feeling the adrenalin is great and vital to my health and mental conditions.
My passions are being on stage and dancing, and for my greatest happiness my passions are my job now… Three years ago, I created an association in Bordeaux : “ABC Académie Burlescô Cabaret”, where I give weekly classes of my cabaret dance and stripping to women who would like to rediscover forgotten sensations and to feel free to express their femininity.

 

 

 

 

 FaFaBuleuse

J’ai commencé le burlesque il y a quatre ans. J’avais d’abord fait beaucoup de gymnastique, d’acrosport et j’étais imprégnée du domaine du cirque. J’ai également un grand intérêt pour le théâtre et la musique, ainsi que pour le dessin, grâce à ma sœur, Nelly, avec qui j’ai créé les Dézingueuses. Bien plus qu’une marque, c’est un univers créatif que nous partageons sur divers supports et objets.
Concernant le burlesque, je trouve que c’est un véritable mode d’expression. La danse demandait beaucoup de travail. Tout a commencé quand j’ai rencontré Florence Boué aux « jeudis du burlesque », c’est là que j’ai tout appris. J’ajouterai qu’il y a une plus-value dans mon costume car ma sœur participe. L’idée est toujours de symboliser et de personnifier mon show. L’univers est toujours très travaillé. J’utilise mon physique comme les clowns : j’utilise mes qualités ainsi que mes défauts pour m’adresser à quelqu’un. Je souligne ainsi ma sensibilité à travers un comique extravagant et déroutant. Il y a, en toile de fond, des références à Charlie Chaplin et Buster Keaton. Je fais un très grand travail de la gestuelle, du regard et même des pieds. Ce que j’aime dans l’effeuillage burlesque, c’est que même si on connait la fin, même si on sait que je serai en partie dénudée, le voyage est primordial.
Cet univers est fait de corpulences et de physiques différents, c’est la multiplie définition des femmes. On veut casser les codes, c’est un travail avant-gardiste. On veut mettre en avant la femme sur toutes ces coutures et dans toutes ces différences.
Il y a un jeu d’ambiguïté, aussi par rapport au physique qui amène une différence.
Pour moi, monter sur scène est une chance. Ma démarche est d’éclater, tantôt dans la drôlerie, tantôt dans la tristesse. Et je ne cède pas à la médiocrité. Les gens sont là pour voir un spectacle beau et travaillé. Quand je prépare une soirée ou un festival, je veux donner le maximum aux gens, je veux les embarquer. Tout est préparé pour mon show et j’aime me dire que les idées reçues s’écroulent. Ceci est en effet véhiculé par le côté féministe de notre propos : Chaque artiste est égal, il n’y a pas de problème de comparaison et beaucoup d’humilité. C’est un travail d’équipe, je ne suis pas mon propre juge. Ce monde implique différents corps de métiers.
Pour finir, je dirai que je fais le lien avec le public tout en restant concentrée. C’est un engagement pour soi, ainsi qu’une cause et cela s’adresse au public, c’est d’ailleurs tout l’intérêt de la scène. Je fais passer un message dans un univers de solidarité, car cela est avant tout un échange.
Tout ceci ne serait pas possible sans des cabarets comme Le Kalinka qui propose une scène ouverte. Il faut le savoir.

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I’ve started burlesque entertainment four years ago. I first did a lot of gymnastics and acrobatic gymnastics. I was steeped in circus. I am also very interested in theater, music and drawing thanks to my sister Nelly with whom I’ve created Les Dézingueuses. It is more than a brand, it’s our creative sphere that we share through different mediums and objects. About burlesque, I think that it’s a true way of expressing myself. Dance implies a lot of work.
It all started when I met Florence Boué during “les jeudis du burlesque”, then I’ve begun to learn and practice burlesque.

The fact that my sister participates in the creation of my costume is a betterment. I want to symbolize and embody someone during my show. My show is built with meticulousness in my mind. I use my body as clowns do. I employ both my qualities and defects to tell something to someone. This is how I stress my sensitivity with an extravagant style which will provoke disturbance.
References to Charlie Chaplin and Buster Keaton are against a backdrop of my show. I painstakingly am using my body language, my look and even my feet. What I love in burlesque stripping is that even if the audience knows what’s going on at the end of the show (that I will be partly naked), the mental travel during the whole show is significant. This world is made of different girths and physiques, it’s the definition of the multiplicity of women. We want to go against convention, our art is edgy. We want to highlight women from every angle and with all their differences.
There is ambivalence concerning physical aspects which will generate differences.
To me, going on stage is a precious luck. I want to explode, in a fun and sad world. I don’t give in mediocrity. People attend to the show to see something beautiful and elaborate. When I’m preparing for a special night or a festival, I want to give my best to people, I want to draw them into my world. Every single element is prepared for my show and I love telling to myself that stereotypes are being ruined. This is indeed conveyed by the feminist feature of our aim. Every artist is equal to another, there isn’t any problem of comparison yet a lot of humility. It’s a teamwork, I’m not judging myself by my own. We, the artists, are linked to different trades.

To finish with, I would say that I’m generating a connection with the audience while being focusing. It’s a commitment to oneself and a cause. The two are made for the others, which is the interest of stage. I convey a message in a world made of solidarity, because it is an exchange.
All of this wouldn’t be possible without cabarets such as Le Kalinka which is an interactive and independant theater.

El Sultan

Je suis performeur, je travaille la danse et les performances artistiques. Je suis art thérapeute alors je transmets de ce milieu aussi des émotions et des expressions corporelles. J’ai toujours le trac avant de monter sur scène, parce que j’improvise et je compte sur l’énergie des gens qui va m’aider à me transporter. J’espère que le public, à part mon look, soit touché par mes expressions et qu’il s’approprie une part de ma performance où il peut se reconnaître et se retrouver

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I’m an artist, I perfect my dancing movements and artistic performances. I’m an art therapist so this is how I share emotions through body languages. I’m always nervous before going on stage, because I improvise and I rely on people’s energy which will help me to mentally voyage. Apart for my costume, I hope that spectators would appreciate the show by my expression and that they would seize my performance from which they could recognize themselves.

 

Miss Wonderful Ginger

Mon premier spectacle date du 1er mai 2015. C’est une date dont je me souviens facilement car c’était dans le club de mon mari, nous étions entourés d’amis et de touristes (il est propriétaire d’un célèbre club à Rome). J’ai filmé ma performance ce soir-là et j’ai commencé à la communiquer à plusieurs personnes. J’ai eu un retour de la part d’un producteur d’un festival de novices que j’ai gagné. J’ai décidé que me produire en spectacle serait parfait pour moi. Pourquoi pas, après tout ?

A propos de mes inspirations, le burlesque classique est ce que je pratique le plus parce que l’Italie est un pays conservateur lorsqu’il s’agit du domaine du spectacle : Ils veulent une belle fille vêtue d’un scintillant corset et c’est donc ce que je leur offre.

Je dois dire, après que tu m’aies vue sur scène dans un costume des années 80 avec en fond sonore du Rihanna au Kalinka de Toulouse, que j’aime le nouveau burlesque pour exprimer ma féminité d’une manière à la fois poétique et puissante. Ainsi, je peux décider quand et comment le public peut me traiter (ou non) comme un objet. Mais, je gagne de l’argent avec des événements privés ou pour les entreprises. Celles-ci sont donc des occasions parfaites pour que le style « Dita Von Teese » ressorte de mon art. D’ailleurs est-ce réellement de l’art ou de l’argent « sale » ? C’est toute la question. Il faut cependant devoir payer les factures…

Mes performances ne sont pas qu’une partie de ma vie, c’est mon travail à temps plein. Je dis souvent que je suis plutôt chanceuse d’avoir un très bon mode de vie dans une capitale aussi chère que Rome. Je suis sur scène et enseigne chaque semaine et je suis honorée d’être parmi les quelques artistes en Italie à pouvoir dire cela.
Durant mes shows, je veux partager mon pouvoir, celui dont chaque femme est dotée.

Avant de monter sur scène, je me sens concentrée. Si ce n’est pas le cas, cela veut dire qu’il y a un ou plusieurs problèmes. Il n’y a pas d’entrainement technique, j’observe la scène, j’essaye de m’imaginer en train de danser et de bouger devant le public.

Je peux dire que je me prépare rapidement : la coiffure et le maquillage me prennent environ trente minutes. J’utilise très souvent une perruque que je prépare chez moi. J’ai récemment pris des cours  de maquillage d’une artiste qui s’appelle Serena de Vita qui m’a préparée le jour de mon mariage. A l’époque, j’essayais de regarder des tutoriels sur Youtube mais la plupart sont pour des filles plus jeunes que moi et j’avais besoin de quelque chose de spécifique pour la scène. Maintenant, je m’y connais plus en contouring et foundation, mais j’apprends toujours avec Serena et j’essaye d’améliorer mes techniques.

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My first performance was in 2015, May 1st. It’s a day I easily remember, because I performed in my husband’s club, surrounded by friends and tourists (he owns a famous club in Rome). I took a video of that night and I start sending around

I got a call back from producer about a Festival for newcomers,that I end up winning it. I decided that performing would be perfect for me. Why not?

Classic burlesque is what I do the most, because Italy is very conservative when we talk about entertainment: they want to see a beautiful girl wrapped in a sparkly corset, and this is what I offer.

I have to say, after you saw me performing in a 1980’s bodysuit with a Rihanna’s song at Le Kalinka in Toulouse that I love new burlesque and to express my femininity in a powerful and poetic way, deciding when and how the audience can objectifying myself. BUT I make money with privates and corporates event, so… these are perfect occasions to let the “Dita Von Teese style” come out. Making art or dirty money? This is the question. But you gotta pay the bills somehow.

Being an artist my job. But I always say that I’m lucky enough to have a good way of life in an expensive capital city like Rome. I perform and teach every week, and I’m honored to be one of the few performers in Italy to say that.

During my show, I want to share my power, the one that every woman has.

Before going on stage, I feel concentrate, if not… it means there are some problems. If there are no technical rehearsal I watch the stage, trying to imagine myself moving around and performing in front of the audience.

About my preparation, I’m quite quick, I can say: hair and makeup are about 30 min for me. I mostly use a wig,that I prepare at home. I recently took some makeup lessons from a makeup artist Serena De Vita, who prepared myself on my wedding day. I tried to watch these YouTube tutorials, but mostly are for girls younger than me, and I needed something specific for the stage. Now I know more about contouring and foundation, but I’m still learning with Serena and trying to improve my techniques.

 

Mizz Kat Tigerfell

J’ai débuté en tant que danseuse et quelques années plus tard, je me suis spécialisée en danse du ventre. J’ai toujours été excitée et inspirée par l’esprit du cabaret ainsi que la scène du rockabilly et des pinups. Tous ces thèmes et ces décors… Liza Minelli et Bettie Page sont mes plus grandes références de cette époque.
Je suis arrivée dans ce milieu en prenant des cours et en suivant des ateliers. En 2015, j’ai auditionné et rejoint une compagnie d’un cabaret burlesque portugais. Pour moi, c’est comme si j’avais trouvé mon âme qui était jusqu’alors endormie.
A propos de mes inspirations, je dirais que ce sont toutes celles que j’ai l’honneur de croiser : tous les artistes, l’art en général et la nature qui m’entoure. Mais si tu me parles d’artistes dans mon domaine, c’est clairement Ginger Valentine, c’est ma favorite. RubyyyJones pour son irrévérence et peut-être Medianoche. D’un autre côté, l’une de mes danseuses préférées serait Zoe Jakes, une danseuse du ventre spécialisée en tribal fusion. Concernant les autres arts, j’adore l’intégralité de l’œuvre de H.R Giger et d’une manière générale les œuvres absurdes mêlées au naturel.
J’ai de nombreuses casquettes. Être danseuse du ventre et chorégraphe spécialisée en tribal fusion est l’une d’entre elles. De là, je suis membre de plusieurs groupes et j’ai déjà gagné quelques prix, je donne aussi des cours et des ateliers dans ce domaine ainsi que dans le burlesque. En plus, je suis une designer graphiste, je crée moi-même tous mes visuels pour ma publicité et je suis une créatrice. J’ai ma propre marque : MizzArt. Je crée des costumes et de l’art que l’on peut porter. Ainsi, pour compléter mes capacités d’enseignante, j’ai rejoint le cours d’exercices physiques pour les spécialistes, dans le but d’accroitre mes connaissances.
Ce que j’aime partager avec le public c’est ma vraie nature en tant qu’être humain, citoyenne du monde et femme. Les personnages que je crée sont un véhicule par lequel je me transforme et transmets un message. Ils sont tel un point de départ ou une excuse pour montrer qui je suis. Nous avons tous différentes personnalités qui sommeillent en nous, ces personnages sont des enveloppes d’un même contenu. J’aime communiquer l’idée que nous devons, pouvons et méritons d’être authentique, qu’importe la forme, sous quel corps nous nous présentons. Le naturel avec lequel nous faisons les choses est ce qui séduit les autres ; surtout ceux qui ont la même attitude. Assumer notre sexualité et la façon dont on la développe révèle beaucoup de notre façon d’aborder la vie. Pour démystifier le pouvoir sensuel féminin, les femmes le méritent et les hommes doivent le respecter, tout comme l’opposé.
Mon attitude avant de monter sur scène n’est pas toujours la même. Cela dépend, en fait. La plupart du temps, je suis un peu nerveuse. En revanche, je ne suis jamais bloquée, si c’est une expérience nouvelle que j’ai préparé avec affection. Je veux juste tout diriger pour être sûre que le message implicite soit clair. La plupart du temps, je veux monter sur scène et sourire au public. C’est pour ça que je fais ce métier.
Dans mes bons jours, cela me prend deux ou trois heures pour me préparer. En fait, cela dépend du personnage. J’aime préparer les choses calmement. Dans les pires cas, il me faut 1h30!

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I started by being a dancer and years later I majored in bellydance. I’ve always been turned on and inspired by the feeling of cabaret as well as the pin up and rockabilly scene. All its theme and surroundings. Liza Minnelli and Bettie Page are my great references of these times.
I went to this world by taking classes and workshops and in 2015 I auditioned and joined a Portuguese cabaret and burlesque company. For me it was as if I had found the soul that was asleep.
“What are my inspirations?“In fact, it is all that I have the honor to cross, all the artists, all the art in general and the nature that surrounds me. But if you talk about artists in the area, clearly Ginger Valentine – It’s my favorite – RubyyyJones – for irreverence – and maybe Medianoche; on the other hand, one of my favorite dancers is and will be Zoe Jakes – Tribal Fusion Bellydancer. In other types of arts, I love the whole H. R. Giger theme and themes where the absurd mixes with the natural.
I have many valences. Being a dancer and choreographer of Tribal Fusion Bellydance is one of them, where I have several groups where I participate and I have won some awards; then I also give classes and workshops in this area as well as in burlesque. Besides, I am a graphic designer, where I create the whole advertising part and I am a handmade designer where I created my brand MizzArt – making costumes and wearable art. From this, to complete my facet of teacher, I incorporated the Specialist Physical Exercise Course to deepen my knowledge.
What I like to share with the public is my true nature as a being, a world citizen and a woman. The characters I create are a vehicle by which I transform myself and transmit the same message. They are like a platform or an excuse to be able to show who I am. We all have several personalities within us, these characters are envelopes of the same content. I like to convey that we have, can and deserve to be authentic, in whatever form, under what body we have. The naturalness with which we do is what seduces people to have the same attitude. Assuming our sexuality and the way we develop it reveals a lot about how we approach life. To demystify female sensual power, women deserve it, and men must respect it, just as the opposite.
Before going on stage, most of the time, I am a little bit nervous. But not blocking, if it’s a new thing prepared with affection, I just want it to run everything so that it can get the message across. Most of the time I want to go and smile at the audience. That’s what I work for.
“How much times is needed for preparation?” In good time? 3 to 2 hours, depending on the character. To do things calmly and calmly. In the worst of hypotheses, 1h30 !

Alexandre Bado 

Je fais du cirque et du théâtre depuis mes six ans, à cause de mon hyperactivité. Je me suis formé en psychologie, mais j’avais la tête dans les spectacles, le tout au Brésil, c’est là où je me suis formé. J’ai toujours été dans le cirque, le théâtre la danse, car les arts rassemblent tout, pour moi. J’ai fondé ma compagnie au Brésil en 2000, j’ai été prof à la fac de danse contemporaine et j’ai dirigé le groupe de création. J’ai déménagé en France en 2010, sur invitation d’un chorégraphe, Thomas Lebrun pour un solo au Festival d’Avignon et de la SACD (Les Sujets à Vif).
Quatre ans avant de partir du Brésil, j’ai commencé à débuter dans le cabaret. J’ai d’ailleurs créé avec mon groupe un cabaret (« Le Cabaret Valentin », en hommage à Karl Valentin), on faisait au moins une édition par mois. Nous étions tous des acrobates, musiciens, il y avait une ambiance très « cirque » avec des visuels à la fois sexy et innocents. Arrivé à Paris, je me suis focalisé sur la danse contemporaine, jusqu’en 2016 où je me suis orienté vers le burlesque. Cependant, je danse toujours avec des compagnies de danse. Je danse actuellement au Ballet du Nord dirigé par Sylvain Groud. J’utilise mes capacités comme danseur et accrobate, et je fais un mélange des genres que je travaille beaucoup, dans mes spectacles en danse et cirque. J’aime jouer avec les genres dans le burlesque : corpulence masculine pour des gestes féminins, j’aime jouer avec cette sensualité ambiguë. Je m’associe à d’autres artistes, designers et créateurs pour la conception visuelle de mon travail. Actuellement, je collabore avec Kevin Jacotot, c’est lui qui a conçu mon costume pour le festival burlesque.

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I’ve been learning circus and theater skills since I was six, because of my hyperactivity. I pursued psychological course, yet I had my mind on other things: the circus. All of this happened in Brasilia, where I taught myself how to be a great performer. I’ve always been attracted to the circus world, and so as dance and theater because arts gather everything, to me. I founded my theater company in Brasilia in 2000, I used to be a contemporary dance teacher at university and I run the design team. I moved to France in 2010, because of an invitation of Thomas Lebrun, choreographer, for a solo performance at the Festival d’Avignon and SACD (“Les sujets à vif”).
Four years before leaving Brasilia, I was a newcomer in cabaret. I created a cabaret with a group of people (it was named the Valentin Cabaret, as a tribute to Karl Valentin), we performed at least one show per month. We were acrobats and musicians, there was a “circus-like” atmosphere with both innocent and sexy imageries. When I went to Paris, I focused on contemporary dance until 2016, where I headed for the burlesque world. I am still dancing within dance companies, though. I am currently dancing with the Ballet du Nord run par Sylvain Groud. I’m using my skills as a dancer and an acrobat, and I do a meticulous mix of the different genres in my shows (circus and dance). I love to combine different aspects during my burlesque shows: a masculine body for feminine gestures. I love when this ambiguous sensuality is dawning. I include other artists in my working life, designers and makers for the visual conception of my work. I am currently collaborating with Kevin Jacotot. He created my costume for the burlesque festival.

 

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Je dois dire que j’ai rencontré des gens aussi talentueux que travailleurs et que pour la première fois, je me sentais vraiment à ma place : derrière mon boîtier, dans un environnement bienveillant.
J’aimerais remercier Lady Flore, de m’avoir fait confiance ainsi que l’équipe du Kalinka et les artistes présents. Merci beaucoup à celles et ceux qui ont pris le temps de répondre à mes questions
 !
Le festival burlesque international est une occasion de découvrir des artistes qui ont différents styles et techniques et qui veulent tous vous communiquer avec vous. Cela devrait être inscrit dans les bucket lists de chacun, car c’est à voir & revoir !
Félicitations à tous pour ce si beau spectacle !

I must say that I met both talented and hardworking persons, and, for the first time ever, I knew that I really belonged to the right place: behind my camera, in a peaceful atmosphere.
I would like to thank Florence, for her trust, the Kalinka crew and the artists of the festival.
Thanks to those who took time to answer to my questions ! The international burlesque festival of Toulouse is an opportunity to discover artists who have different styles and techniques and who all want to tell something to you. This should be written on everyone’s bucket list : because you have to attend to the show again and again.
Congratulations to all for this beautiful show !

Le site du Kalinka

Les différents artistes qui étaient présents
The different artists who were also present 

 Les soeurs Pilleres
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Lilly Mortis
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 Candy Rose
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 Harley RubisSONY DSC

 Betty Benetti
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Sylvie Bovary
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 Lizzy Brown
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 Lunart-X
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Sofia Tarquin
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 Simona Cavani
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Mizi Mia Grand Ame
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Marly

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