« On a voulu créer une plante qui n’existe pas » (Aglaë, par Miwitipee & Je deviens écolo)

À ton amie qui n’a pas le temps de s’occuper de ses plantes vertes, à ton voisin qui travaille dans un open space, à ta collègue qui adore les succulentes pour leur fragilité, Julia et Marc Ravelomanantsoa de Miwitipee et Lucie Paimblanc de Jedeviensecolo.fr ont imaginé la réponse à tous les problèmes : Aglaë.

Cette petite « plante verte » en bois de peuplier PEFC aux feuilles arrondies et aux nervures graphiques est créée de toutes pièces dans l’atelier de Miwitipee, à Flourens. Aglaë est en effet le fruit de valeurs partagées par ses trois créateurs : l’amour de la nature et l’importance du travail artisanal. Cependant cela a nécessite du temps (comme pour tout élément de la nature, me direz-vous) pour qu’Aglaë puisse désormais décorer votre intérieur.

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L’histoire d’Aglaë commence quelques années plus tôt, lorsque Lucie travaille dans un bureau sans lumière naturelle. Bien plus qu’une envie, elle a besoin d’une plante sur son lieu de travail. L’idée germe dans son esprit et c’est ainsi qu’elle propose quelques mois plus tard cette collaboration à Miwitipee.

Les ébénistes montre à Lucie un premier croquis qui corresponde totalement à ses attentes : une plante qui n’existe pas (sauf sur l’île de Miwitipee), dont chaque modèle est unique et évolutif, comme dans la nature.

Aglaë peut rester près d’un radiateur, tu ne culpabiliseras pas d’avoir oublié de l’arroser et même dans la pénombre, cela reste un objet lumineux.

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Que vous inspire cette création ? Si vous ne connaissiez pas le travail de Miwitipee ou les initiatives de Je deviens écolo, c’est le moment !

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Photos prises chez Sovaga

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Wild Wild Pastel

 

Pour Pâques, cette année, j’avais besoin de retrouver du pastel, certes, mais surtout de grandes bouffées d’air frais. C’est pourquoi, j’ai décidé de « partir à l’aventure » (Nelly Bly durant une demi-journée) aux Jardins des Martels.
Le jardin des Martels se situe à une quarantaine de minutes de Toulouse, tout près de Lavaur (juste à temps pour demander seulement trois fois « Quand est-ce qu’on arrive ? ») et c’est un lieu aussi magnifique que gigantesque. On se perd dans des paysages tout droit sortis de romans d’aventures, on prend quelques instants pour observer les tortues et on savoure le moment, tout simplement. Je pense que ce parc mérite au moins une bonne après-midi pour lui tout seul (et votre appareil photo, en plus).
Une fois rentrée, les bottes pleines de boue et le sourire aux lèvres comme une enfant, j’ai contemplé mon bouquet : un panaché de vert, où s’harmonisent de longues tiges colorées et des anémones.
« Il y a une renoncule qui vient d’éclore, elle va tenir longtemps » m’avait dit Alice, lorsqu’elle m’avait apporté mon bouquet. Alice, c’est la créatrice de ce bouquet, et elle aime faire voyager les gens dans des décors sauvages, à travers son travail.
Je n’ai plus qu’à imprimer quelques photos, sentir le parfum de l’eucalyptus, et continuer de rêver.

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L’état de grâce des Tenaces

 

Faire un tour à La Grainerie, à Balma, entre un chapiteau qui se dresse, tremblant face au vent, et des armatures d’acier gagnées par les végétaux. Entrer pour découvrir le collectif des Tenaces et mettre des images sur des idées : Le collectif des Tenaces rassemble des artistes du cirque qui veulent lutter contre les inégalités et le sexisme de ce corps de métier. Le 7 avril marqua la journée de rassemblement : Présentation du mouvement, ateliers, échanges et découverte du manifeste des Tenaces…
Reprendre ses esprits et se perdre (mais de façon très brève) dans les couloirs puis tomber sur cette petite salle, la salle du trapèze. Je crois que je m’attendais vraiment à tout, des paillettes aux projecteurs, de la musique forte à un sur-nombre de personnes, sauf à cela. Le numéro de Cata Aguayo était intimiste, minimaliste et surtout merveilleux. Pendant quelques minutes, l’artiste portant seulement une barbe symbolique observait le public. Ensuite, au travers de figures, c’est son corps qui s’exprimait : un corps qui lutte, qui vacille, qui paraît fragile malgré l’exécution parfaite de cette gymnastique. Et d’un seul coup, l’expression « l’émotion devient palpable » avait pris tout son sens : Les premières notes de l’Ave Maria. Le spectacle eut des allures de monologue du corps, tant j’avais l’impression qu’une histoire (et des allégories) était racontée. J’ai essayé de capturer quelques mouvements, juste assez pour que finalement Cata se rhabilla, et quitta la scène. Sous les applaudissements, je pensais aux enjeux de cette journée, aux différentes représentations de la femme ainsi qu’à l’expression corporelle. Je crois bien qu’il faut prendre le temps, autre que durant les repas de famille ou aux terrasses de café, de réfléchir quant à l’essor du féminisme dans ces milieux, de s’informer, de discuter, bref, d’aller voir les Tenaces !

Pour mes proches, la rédaction de cet article a suscité nombreuses interrogations et réflexions. Et vous ? Que pensez-vous de l’idée de « féminister le cirque? »

 

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La page FaceBook des Tenaces

Le site de La Grainerie
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La page Instagram de La Grainerie

Dîtes-le avec Truffaut

Jeudi 8 mars, 10h36, je demande à mon amie: « Tu es chez Truffaut ? »
24 minutes plus tard, le magasin était officiellement ouvert au grand public. Certains avaient noté la date et l’heure de l’ouverture en grand et en rouge dans leur calendrier (le lieu étant déjà connu de tous), d’autres venaient par curiosité et d’autres encore dans l’espoir de transformer leur appartement en petite jungle urbaine.
Les citadins pourront en effet trouver l’essentiel de l’attirail du parfait jardinier : outils élémentaires, accessoires, décoration… Tout est vraiment conçu pour convenir aux différents profils d’horticulteurs (qui sommeillent, parfois, encore en certains).

 

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Qui d’autre que Truffaut aurait pu habiter les lieux ? Avec ces immenses étagères qui s’engouffrent si bien dans les différentes moulures. Pourtant, l’enjeu était de taille : il fallait que la fameuse verrière (si je n’étais pas calme, je dirais « NOTRE verrière », tellement elle est emblématique à Toulouse) soit sublimée. Le pari a été gagné par l’enseigne, tant dans la mise en place des différents corners que dans l’ambiance conviviale créée.

 

 

Malgré les nombreuses personnes présentes, il n’y avait pas d’atmosphère pesante propre aux grands magasins : l’équipe de Truffaut vous guide, vous circulez rapidement entre les différents rayons, et surtout la sensation de respirer est bien là.

 

J’ai été sensible et agréablement surprise de la qualité des différentes variétés de plantes. Je contemple toujours autant ces grandes feuilles, qui semblent peintes à la main, et toutes ces nuances de vert.

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Je serais ravie de connaître vos impressions concernant le magasin et mes photographies ! Que vous soyez (ou non) de Toulouse.

Et en fond sonore, Le nozze di Figaro

Confession du jour : J’ai, pendant très longtemps, boudé les mariages. Peut-être parce que j’avais regardé bien trop de fois Un mariage trop parfait (que personne ne critique les débuts de Matthew McConaughey), et sûrement parce que c’est devenu une industrie qui a ses codes, ses obligations qu’on ne peut éviter sans entendre « Ah non, tu peux pas faire autrement… »
Et un beau jour : Le Banquet.
Il y avait le lieu, le Salon de Marvejol, sublimé par les bouquets, des plans de table élégants, et surtout la bonne humeur des prestataires.
Loin des néons et moquettes bleues des temples éphémères rendant hommage au fameux « Jour J », le Banquet est, avant tout, l’occasion de rencontrer des professionnels (de chez professionnels) qui ne tombent pas dans l’à peu près, et mettent un point d’honneur à travailler avec passion. Ce travail est avant tout basé sur un échange. Que souhaitez-vous transmettre dans vos faire-part ? Et si vous offriez des bracelets Intemporels à vos témoins ? Pourquoi choisir un photographe qui cherchera une esthétique particulière, plutôt qu’une autre qui magnifiera le spontané ? Un bouquet sauvage et harmonieux avec cette robe-ci ? D’ailleurs, pourquoi choisir CETTE robe ?
Il y avait l’élégance de la simplicité, à chaque regard posé : pour les futurs mariés, pour leurs parents et amis… Il y avait la beauté, tout simplement.
Si votre dessein est de propager votre amour partagé et vos personnalités respectives dans les moindres détails, alors le Banquet est fait pour vous. Car les prestataires présents travailleront uniquement pour vous, parce que c’est vous.

Félicitations à Mulot B & The Berries and Paper Bazaar pour cette superbe organisation !  

Les prestataires de l’édition 2018 du Banquet :

SONY DSCSONY DSCAurélie Vitoux

 

SONY DSCMulot B.
Design Graphique – Aurélie Vitoux

SONY DSCCéline Ménard

SONY DSCCygne noir

 

SONY DSCMulot B.
Design graphique Aurélie Vitoux

SONY DSCAurélie Vitoux

SONY DSCSarah Fekir

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Sarah Fekir

SONY DSCMily Cut’s

 

SONY DSCLouise Dentelle

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The Berries & Paper Bazaar

 

SONY DSCCéline Ménard

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Poppy Figue

SONY DSCFloriane Caux & Remember Happiness Photography

SONY DSCGali M

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TV Filmmaker

SONY DSCMulot B.

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La vraie vie ● La Révolution Textile

 

 

 

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Je vous avais déjà parlé de La Révolution Textile, lorsque quelques pièces de la précédente collection étaient présentées à l’Atelier.  L’article est à relire ici !
Pour débuter cette première rubrique, je tiens à donner la parole à Myriam, la créatrice.
Au quotidien, La Révolution Textile c’est :

–          Mesurer, contrôler les prototypes
–          Communiquer avec la styliste, les fabricants
–          Communiquer sur les réseaux sociaux
–          Réfléchir à de nouveaux modèles
–          Préparer les colis avec attention
–          Couper le papier, les ficelles, ajouter les cartonnettes et flyers
–          Préparer des petits mots pour mes clientes
–          Contrôler les vêtements avant de les envoyer à mes clientes

Et c’est un travail de titan, fou et passionnant !

De plus, Myriam a dressé son bilan de 2017 sur le journal de La Révolution Textile, concernant l’évolution de la marque.

Je reste séduite par l’esprit de la Révolution Textile, la qualité du lin, et ces modèles que je déclinerais bien avec un bon denim au printemps ou des jambes nues l’été. Mais avant de nouer ma robe et de partir en balade, avant même de passer commande après avoir admiré le dernier shooting photos, il y a toute la réalité du travail de Myriam. Discuter avec elle de cela, lorsqu’elle préparait ses commandes a été un bel exercice photographique pour moi, et surtout une « bonne » confrontation avec le réel.

Je vous invite à suivre les aventures de la Révolution Textile sur les pages FaceBook & Instagram de la marque !

La vraie vie ● Chez Alain Miam Miam

 

Le Marché des Enfants Rouges. La chaleur qui cogne et l’attente (et pourtant, tout le monde sourit). On parle anglais, mandarin, italien. De la pop en fond sonore. Des galettes qui dorent, des oignons qui caramélisent et des avocats découpés. Et le chef d’orchestre ? C’est Alain. Il paraît qu’il prépare les meilleurs sandwichs du monde. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que dès la première bouchée, on est dans cet état-là. 

La vraie vie ● Mallow

Après avoir capturé les détails des créations de Mallow et d’avoir parlé avec elle lors d’un super podcast, je tenais à la laisser s’exprimer pour souligner également sa sensibilité. C’est ce qui est le plus remarquable pour moi dans ses pochettes, besaces et bijoux : son émotion, sa finesse et sa passion. Je me suis faîte toute petite dans son atelier, et j’ai adoré observer la créatrice à l’oeuvre !
 » Chez Mallow, les journées type n’existent pas réellement…
A vrai dire, c’est ponctué de moment à thématique, je peux très bien décider de travailler la matinée sur la logistique, m’occuper de préparer les commandes en cours et l’après-midi de me charger du marketing et de la communication en mettant en ligne des nouvelles fiches produits sur le mallow-shop.fr puis de poster sur mes réseaux sociaux par exemple.
Mais le lendemain, une nouvelle journée commencera et je m’occuperais probablement d’autre chose, un peu de production pour les revendeurs ou une permanence à la boutique de créateurs HAUT LES MAINS.
Cependant, chaque semaine est dirigée par mon semainier où je planifie mes semaines selon ma to-do list du mois.
Parfois c’est un peu moins ordonné, tout dépend du  » rush  » de la période.
Ce que j’arrive à faire à présent, c’est de reconnaître mes limites, et cela me permet d’agencer mes journées sans me mettre trop de choses à absolument faire, et même si c’est le cas, j’arrive désormais à accepter de le reporter au lendemain.
Au fil des années en tant qu’entrepreneur indépendant, je commence à connaître ma façon de fonctionner et ça ajoute une maîtrise et un lâcher-prise non négligeable . « 

Pour quelques sneak peeks, de ses prochaines collections et événements, filez retrouver Mallow sur Instagram & Facebook !

La vraie vie

LAVRAIEVIIIE

 

Une nouvelle rubrique (car oui, il en existe plusieurs sur mon blog), une façon de renforcer ma passion, bosser ma technique et faire un joli bras d’honneur à l’obsession de la perfection : capturer la réalité, la vérité.

  • Je photographie pour capturer des instants, j’ai toujours aimé cela : Un mouvement innocent d’une main, des petits pas qui craquent sur un parquet, un rire qui explose… Aujourd’hui, j’ai envie de continuer dans cette voie-là, et d’aller plus loin : Sans filtre VSCO Cam, sans tout camoufler, ranger, mettre de côté…

Il s’agit d’une nouvelle démarche artistique. J’ai envie que ma technique photographique soit totalement spontanée, et je voudrais ne capturer que le vif, le vrai et ne rien filtrer.

  • Cela voudrait dire ne pas chercher la perfection mais trouver le beau dans des aspects quotidiens que l’on délaisserait, négligerait, peut-être, un peu par honte. Le bordel dans une cuisine d’un restaurant, un regard inquiet capturé, des gerçures sur les mains: c’est cela que j’aimerais mettre en avant. L’entière réalité. C’est également une autre façon de communiquer pour les professionnels : définir la réalité de leur travail, mais également, renforcer l’aspect personnel, unique, le caractère et la sensibilité de chacun.
  • Attention, cela ne peut se produire que si la personne devant mon objectif est à l’aise. Je ne franchirai pas les limites liées à l’intimité, je ne serai pas intrusive, je serai très discrète, discuterai avec la personne en question. Cela peut durer 15 minutes, trois heures voire toute une journée.
  • Qui est concerné ? La personne qui me laissera entrer dans son atelier, qui marchera avec moi dans la rue, qui me fera visiter une partie de son appartement, qui me trouvera une place dans sa cuisine…

Talkin’ about… creation

Don’t you know ? La marque Mallow propose sur son blog des podcasts (regroupés sous la page Infusion Créative) ayant pour thème principal la création : Tout les acteurs liés à ce domaine sont concernés : des créateurs, bien-sûr, aux directeurs artistiques, en passant par les clients…

Autour d’une tasse de thé, Melissa, maquilleuse professionnelle enseignant également à la Backstage Academy, Charlotte et moi avons beaucoup beaucoup beaucoup parlé. L’ordre du jour ? Notre rapport, en tant que consommatrices de produits créateurs, avec les problématiques intrinsèques à cet univers : Pourquoi consommer de cette façon ? Quelle fréquence ? Quel rapport avec la grande consommation ? … Après avoir digéré les fêtes, ça ne peut pas faire de mal d’en parler.

Si je devais faire le teasing de ce podcast, je dirais (avec la voix de The Rock, car ma voix est plutôt laide) : Mettre des mots sur un débat aussi complexe, échanger tout en écoutant l’autre, et s’éclairer... Je remercie Charlotte, Mélissa ainsi que Pascaline Hoffman pour cette réunion très cool, qui m’a décidément marquée !