Les partenaires de la Slow Fashion Season France – Slow Fashion Season France partners

“Il y a autant de raisons de participer à la Slow Fashion Season que de personnes.” J’écrivais ces mots dans le dossier de presse que je rédigeais en mai dernier pour présenter l’événement. Je retiendrai de ces trois mois que la mode a de nombreuses définitions, plus encore que ce que j’imaginais, qu’elle peut être associée à ce que j’appelais ces “externalités négatives”, qui sont, n’ayons pas peur des mots, des crimes, qu’elle est au diapason des changements positifs qui sont en cours, qu’elle doit être plus accessible encore, et qu’elle est parfois sources d’angoisses car, très souvent, en tant qu’acheteur.acheteuse soucieux.euse, nous avons l’impression d’être impuissants.tes,puisque nous manquons de temps et de moyens et qu’il est donc difficile pour nous de faire des choix durables, sains pour la planète et ses habitants.
C’est dans ma recherche de “qu’est-ce que la mode en 2020”, que j’ai choisi d’établir des partenariats avec des entreprises, médias et marques qui ont accompagné le mouvement de la Slow Fashion Season. 


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« There are as many reasons as people to participate in the Slow Fashion Season movement” Last May, I wrote these words in the press kit that I’d prepared to present the event. What I will remember about that three months is that fashion has many, many, many definitions, more than I’d conceived. It can be associated with what I called “negative externalities,” which are, let’s not mince words, crimes. It also sometimes echoes society’s current positive changes. It should be more accessible and still pressuring us because we don’t have enough time and financial means as careful and concerned purchasers. So it becomes difficult for us to make conscious choices, healthy for the planet and its inhabitants. While thinking about “what is fashion in 2020?” I decided to make partnerships with companies, media, and brands that take part in this movement.




La mode est également liée à notre créativité. Imaginer, dessiner, calculer, découper, coudre, coller, lorsqu’on la voit sous le prisme de la création fait main, aux créateurs.trices indépendants, la mode est avant tout un travail manuel. A Toulouse, il existe une entreprise dédiée au faire soi-même, pour les particuliers comme pour les entreprises, pour les novices comme les plus expérimentés : Au Boulot Cocotte. Alima et Coline, les deux co-fondatrices, ont à coeur de tisser des liens créatifs avec les acteurs.trices du faire et lesToulousains.nes : elles organisent dans la ville des ateliers et des rencontres, ont mis en place une cartographie du Faire sur leur site, et sur les réseaux sociaux célèbre la créativité de la ville rose avec le #toulousecreative. Avec leur équipe de rédacteurs, elles proposent également quelques tutos et conseils sur leur blog, ce qui est essentiel pour moi quand on se lance dans un projet de couture, de broderie ou d’upcycling textile.

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Fashion is also related to our creativity. Conceive, draw, calculate, cut out, sew, sticking, when seen through the prism of handmade creation and to independent designers, fashion is above all a manual work. In Toulouse, there is a company dedicated to DIY, for individuals and companies, for beginners and the most experienced: Au Boulot Cocotte. Alima and Coline, the two co-founders, want to develop creative links with the ones that make and create in Toulouse and its inhabitants. They organize workshops and meetings in the city, have set up a mapping of the « Makers » on their website, and on social networks celebrate the pink city’s creativity with the #toulousecreative. With their team of writers, they also provide tutorials and tips on their blog, which is essential for me when embarking on a sewing, embroidery, or textile upcycling project.




La mode, et particulièrement la mode durable demande également du temps. Ce serait trop paradoxal que de conserver des réflexes inhérents à la fast fashion (tout choisir trop vite, tout avoir vite) tout en s’intéressant à la mode durable. Tout est dans le nom de l’événement : la mode version “slow”. Cela s’accompagne d’une gestion du temps différente, de pauses et de recherches. J’ai choisi de collaborer avec trois médias, qui, ensemble, touchent un large public et se réunissent sur un point essentiel : la qualité des articles, qu’il faut donc prendre le temps de lire et qui nous permettent de construire notre propre perspective.

ID L’Info Durable est un média qui met en avant les problématiques de notre société tout autant que des solutions pour construire une société durable. S’informer et agir : en fonction de différentes thématiques (environnement, santé, éducation, social, politique…), chaque article présente une information en temps réel accompagnée souvent par des solutions concrètes présentées dans leur rubriques #Tous Acteurs. ID L’Info Durable publie également des guides pratiques qui sont de véritables boussoles et répondent à des questions pratiques, par exemple : “comment avoir un dressing responsable?”

Within the den est un web magazine féminin dont la devise parlante résume la ligne éditoriale : “Rugissez, réagissez”. Fondé par Balkis Hmida, qui est accompagnée d’une équipe de rédactrices, la revue aborde plusieurs thèmes : bien-être, mode et beauté, art et culture, mais également des problématiques de la vie réelle et des dossiers. Within the den s’affranchit des codes et standards “girly” de la presse féminine (qui, pour moi, pousse autant à la surconsommation qu’une remise en question perpétuelle de soi), tant dans la rédaction de ces articles de fond, que dans la présentation de marques et concepts. C’est un regard sur notre société, que les rédactrices du magazine questionnent. Le lien avec les lecteurs et lectrices se prolonge dans le podcast du magazine “Papothé” où Balkis et Simon, co-créateur du podcast, discutent de sujets variés en donnant leur perspective personnelle qui fait écho en beaucoup d’entre nous.

Relief est un site web où Camille Sultra, la fondatrice, présente différents profils de créateurs.trices, artisans et artistes mais également des lectures, des playlists, des outils & articles pour améliorer son bien-être, des recettes partagées ou encore des réflexions autour de sujets variés (environnement, société, etc.). Si les rubriques sont éclectiques, c’est parce qu’elles sont au diapason des lecteurs et lectrices de Relief souhaitant découvrir, s’informer et tout simplement réfléchir. Elle définit Relief Mag comme étant un “un support d’expressions, d’idées et d’envies”. C’est pour cela que chacun trouvera sens dans les articles rédigés par Camille, et dans ce nouvel espace de partage présent sur le web. Le site prend également de nouvelles dimensions, puisque Camille propose au sein de son épicerie des produits sains  pour l’esprit et le corps confectionnés par ses soins. Enfin, Relief c’est aussi des ateliers de cuisine pour les petits & grands gourmands dont l’unique mot d’ordre est le suivant : se faire plaisir. 

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Fashion, and especially sustainable fashion, also requires time. It would be too paradoxical to keep fast fashion bad habits (choosing everything too quickly, having everything fastly) while dealing with sustainable fashion. It’s all in the name of the event: seeking a slower pace in the fashion industry. This change occurs with new time management, breaks, and research. I chose to collaborate with three media, which together reach a broad audience and share the same common feature: the articles’ quality. Therefore, we must take the time to read, which allows us to build our perspective.

ID L’Info Durable is an online media that highlights our society’s issues and solutions for building a sustainable society. Get informed and take action: depending on different themes (environment, health, education, social, political …), each article presents real-time information often accompanied by concrete solutions given in their #All Actors section. ID L’Info Durable also publishes practical guides that are really helpful tools and answer useful questions, for example: « how to have a responsible dressing room? »

Within the den is a women’s web magazine whose eloquent motto sums up the editorial line: “Take action, be loud”. Founded by Balkis Hmida, who is supported by a team of editors, the media covers several topics: well-being, fashion, and beauty, art and culture, but also real-life issues and issues. Within the den frees itself from the “girly” codes and standards of the women’s press (which, for me, urges us both to overconsumption and being self-conscious). The featured articles and presentation of brands and concepts are always written with a friendly and modern perspective, free from any pressure. The link with their readers continues in the podcast of “Papothé” magazine. Balkis and Simon, co-creator of the podcast, discuss various topics giving their perspective that resonate in many of us.

Relief is a website on which Camille Sultra, the founder, presents different portraits of creators, artisans, artists, readings, playlists, and tools and articles to improve everyone’s well-being. She also shares recipes and reflections concerning various subjects (environment, society, etc.). If the sections are eclectic, it’s because they correspond to the needs of Camille’s readers, wishing to discover, learn, and reflect upon subjects. She defines Relief Mag as « a medium of expressions, ideas, and desires. » This is why everyone will find meaning in the articles written by Camille, and in this new shared space on the web. The website is also taking on new dimensions, as Camille sells healthy products for the mind and body, made by herself, in her grocery store. Finally, with Relief, she plans cooking workshops for small and large gourmets whose only watchwords are the following: have fun and enjoy.







La mode en tant qu’industrie est au coeur d’un schéma complexe: composition du tissus, fabrication, sourcing, exportation, quel est finalement le parcours du vêtement que je souhaite acheter ? Qui l’a fait ? Que veut dire “Made in France” ? Tant dans son empreinte carbone que dans le respect et la sécurité de la personne qui l’a fabriqué, le vêtement, et plus particulièrement son origine demeurent aujourd’hui parfois complexes à analyser. Pour y voir plus clair, comprendre les schéma de conception, fabrication et toutes les autres étapes pour faire venir le vêtement jusqu’à nous, Zei existe. C’est un site web qui recense et classe les marques et entreprises éco-responsables selon des critères bien définis. C’est un panel d’experts qui évalue à travers des données chiffrées l’impact écologique et social d’un vêtement. Zei demeure donc un outil nécessaire contre le greenwashing et pour toutes les personnes soucieuses des vêtements qu’elles portent. Cela répond aux questions : “qui, quoi, où et comment”

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Fashion as an industry is at the core of an intricate process: fabric composition, manufacturing, sourcing, exporting; what route has taken the garment I want to buy? Who made it? What does “Made in France” mean? Both in its carbon footprint and in the respect and safety of the person who manufactured it, a piece of clothing, particularly its origin, sometimes remains complex to analyze. To analyze it more clearly, understand the design, manufacturing, and other steps to bring the garment to us, Zei happens. It is a website that identifies and ranks eco-responsible brands and companies according to well-defined criteria.  Using figures and data, a panel of experts assesses the ecological and social impacts of the making of a piece of clothing. Zei, therefore, remains a necessary tool against greenwashing and for anyone who cares about the clothes they wear. It answers the questions: “who, what, where, and how” concerning fashion. 



La mode est un héritage vestimentaire, des savoirs-faires que l’on retrouve à travers des coupes, travail des tissus, points de couture et de nombreuses autres techniques encore. Nous pouvons nous inspirer de ce patrimoine vestimentaire, parfois oublié, tout en rendant hommage à la maîtrise de chaque créateur.trice qui a marqué son ouvrage de sa patte. La seconde main et le vintage nous offrent un regard sur le passé, dépendant de chaque perspective personnelle et de comment le vêtement sera porté, avec quoi il sera accessoirisé et personnalisé. C’est ainsi que Marcelle M, le projet d’Ange Minkala, pris forme. Plus qu’une marque vintage sujette aux standards, c’est un service de ventes de vêtements vintage et de seconde main uniquement, mais aussi de meubles anciens et rétros, une friperie et brocante nomade, la création de vêtements uniques confectionnés à partir de fripes, un concept de stylisme “personnal chineur” et l’organisation d’événements autour du vintage. Un projet récent sur Toulouse à encourager !

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Fashion is about heritage, skills that can be shown through cuts, fabric work, stitches, and many other techniques. We can draw inspiration from this sartorial heritage, sometimes forgotten while paying tribute to each designer’s mastery who has left his / her touch on his / her work. Vintage and second-hand clothing offer us a look through the past, which depends on each personal perspective and how the garment will be worn, accessorized, and personalized. This is how Marcelle M, Ange Minkala’s project, took shape. More than a vintage brand subject to standards, it is a sales service for vintage and second-hand clothing only. It also provides old and retro furniture, it’s a nomad thrift store and flea market, and a unique clothing line made from second-hand clothes. It’s a « personal bargain-hunter » styling concept and the organization of vintage events. Looking forward to seeing more of it in Toulouse! 




Le point commun entre ces différents partenaires, c’est leur ouverture d’esprit, leur transparence et le fait qu’ils et elles posent des questions concernant la mode. Ils offrent aussi des réponses et alternatives, et sont toujours en perpétuelle recherche concernant leur domaine tout en conservant le lien avec leur communauté. Le partage est donc ce qui unit ces différents partenaires, et je vous encourage à les contacter pour toutes questions et suggestions.”

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These different partners have in common their openness, transparency, and the fact that they ask questions about fashion. They also offer answers and alternatives and are always searching for news and improvements concerning their field while maintaining their community link. Therefore, sharing is what all these partners want to do: information, knowledge, and opinions. Feel free to contact them if you have any questions or suggestions!

« Réagissez, rugissez ! » et lisez Within the den – « Take action, be loud! » and read Within the den

Dans l’élaboration de tendances et des standardisations, la presse est, pour moi, un domaine important dans la mode. Qui décide ce que l’on “doit” porter ? Ce qui devra donc être présenté sur papier glacé et en même temps porté sous des lumières incandescentes durant des défilés, (sur)produit, transporté, emmagasiné ? Même si elle est corollaire de l’état des marchés, du travail des bureaux de tendances, la presse paraît, pour ces lecteurs et lectrices, comme primordiale. On parle bien de “bible de la mode”.
La presse genrée féminine, bien qu’elle ne consacre parfois qu’une partie de ces articles aux textiles et accessoires, a, toujours eu pour moi une fonction impérative : il faut porter ceci, il faut faire cela. Comme un code de conduite publié selon une fréquence, j’ai toujours trouvé qu’il y avait une valeur d’absolu dans ce genre de lectures, contraire à la part de créativité qui existe au sein de la mode, et donc aux éventuelles “objections”, qui seraient plutôt le reflet de ce que l’on aime et veut porter. Heureusement, aujourd’hui, de nombreux magazines, sur papier comme sur le web, s’affranchissent de cette manière de “dicter” le “must” et de montrer du doigt les “has been”.
Within the den, un magazine féminin fondé par Balkis Hmida, s’inscrit dans ce renouveau. Son dessein principal : “l’empowerment”, paradoxal à la frustration qui faisait vendre il y a encore quelques années. Les autrices demeurent positives, bienveillantes, et avant tout humaines : elles prennent la parole sur des faits d’actualité, parlent de leurs inspirations mode, donc de ce qui leur plaît, rédigent des articles de fond, sans jamais se placer au-dessus de leurs lectrices et lecteurs, bien au contraire. Entretien avec Balkis Hmida.

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Concerning the making of fashion trends and standardizations, print media take, to me, a significant part in this process. Who makes fashion? Who decides what we have to wear and what will be presented on glossy paper and under catwalk’s lights? What should be (over)produced, transported, put into stores? Even if it’s a corollary to the current state of the market, and to what has been decided by trend forecasting agencies, the magazines appear to be to their readers, an essential source. We often mention the terms “fashion bible.”
Even if fashion is only a column among others, women’s magazines have always had a sort of crucial function, as they often urge the importance of fitting and buying the latest fashionable pieces of clothes to their readers. It’s a sort of “code of conduct” with official rules published on a frequency. I’ve always thought that it was contrary to the creativity that inherently exists in the fashion industry, and so to the potential “objections” that we’d have, which are more the reflections of what we actually love and want to wear. Fortunately, today, a lot of women’s magazines, on paper or the web, free themselves from this way of “dictating” the “must” and point out the “has been.”
Within the den, a women’s magazine founded by Balkis Hmida, dovetails with this editorial renewal. The principal aim of the magazine? Empower each other, which is really paradoxical to the frustration that many women’s magazines used to sell a few years ago.
Within the den’s journalists are positive, altruistic, and mostly, humans: they talk about different current issues, their fashion inspirations (so, what they like), and featured stories, and this without being above their readers, on the contrary. Interview with Balkis Hmida, founder of the magazine.


  • Que représente la presse féminine classique pour toi, que souhaites-tu conserver et modifier dans ce domaine ? 
  • What do mainstream women’s magazines mean for you? What do you want to keep and reject concerning this area? 

La presse féminine classique pour moi représentait un esprit cloisonné. Comme une secte fermée qui nous rabâchait les mêmes sujets sans cesse. La presse classique, d’il y a quelques années est culpabilisatrice et majoritairement blanche. Pas très inclusive, en bref. Cependant, pas toutes les presses se ressemblaient. Les lignes éditoriales de l’époque suivait une mentalité qui n’était pas encore déconstruite des diktats de la société. Je souhaiterai conserver l’esprit d’équipe et les bases du journalisme, mais modifier tout le reste (très prétentieux haha). J’ai souhaité créer un magazine qui se présente comme un safe space, qui aborde des sujets importants et souvent tabous, mais aussi de bien-être et de développement personnel. Le but est que tout le monde se sente inclus et surtout compris. Le but est qu’en ouvrant WTD, vous vous sentiez bien et at peace.

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Women’s magazines, to me, represented close-mindedness. A sort of restricted system which published over and over the same topics. The mainstream media used to blame its readers and make them guilty of something and were mainly white. Not really inclusive, to sum up.
However, not all print media look alike. The editorial policy belonged to a fixed mindset that wasn’t released out of the society’s obsessions. I would like to keep the teamwork spirit and the basis of journalism, but modify all the rest (so much cocky, ahah). I wanted to create a magazine that looks like a safe space, which tackles different issues, often taboo, and contains articles about well-being and personal development. The aim is that everyone feels included and mostly understood. When you open WTD, you must feel good, and at peace. That’s the goal.


  • Comment as-tu pensé ton magazine au départ ? 
  • How did you conceive your magazine when you started it? 

Au départ, Within The Den était un “bric à brac élégant d’articles en tout genre”. Un magazine qui ne souhaitait pas avoir de ligne édito précise par peur de se fermer des portes (une grosse erreur). Je ne voulais pas me limiter à parler d’une seule chose, mais nous n’avons jamais été aussi libres de nous exprimer sur divers sujets qu’en trouvant notre niche et notre ligne édito. 

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In the beginning, Within the Den was a “nice bric-à-brac of miscellaneous articles.” A magazine that didn’t want to follow any specific editorial policy, to keep our options open (a big mistake). I didn’t want to limit myself to one topic only, but we have never been freer to express ourselves on different matters than when we found our niche and editorial policy.


  • Quel est le ton que tu as souhaité adopté et le rapport avec ta communauté ? 
  • What’s the tone you wanted to have and your relationship with your community? 

Comme tu l’as si bien dit, un ton positif, bienveillant et réconfortant. Je perçois ma communauté comme des amies, qui peuvent venir nous parler et témoigner quand elles le veulent, ou même nous demander d’écrire sur certains sujets qu’elles souhaiteraient que l’on aborde. Ce magazine, avant d’être pour nous, est aussi pour toutes les elles et ils qui avaient besoin d’un média ouvert.  

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As you said it, a positive tone, benevolent and comforting. I see my community as friends who can talk to us and declare what they want, when they want, or even ask us to write about different issues they wanted us to introduce. Before being made for us, this magazine is dedicated to all the “they” who need an open media. 


  • Penses-tu que la mode comme la presse féminine soient au diapason de notre société, ou qu’elles n’en soient pas le reflet ? 
  • Do you think that fashion women’s magazines are a reliable mirror of society or its opposite? 

Personnellement, je trouve qu’aujourd’hui, certaines presses féminines (Censored, Tapage, Paulette) reflètent bien notre société. Nous avons la chance de vivre dans une société ou la démocratisation d’internet a permis à nombre d’entre nous de nous lancer et de défendre les valeurs qui nous tiennent à coeur et d’entreprendre. Certains médias restent néanmoins à la ramasse, mais ça, c’est comme partout.

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Personally, I think that today a few women’s magazines (Censored, Tapage and Paulette) are a reflection of society. Luckily, we live in a society where internet is more accessible and has allowed some of us to throw ourselves into projects, make a stand, and defend the values that matter to us. Some media are still completely off the beam, though, but it’s a more common issue.


  • Quels sont tes futurs projets avec Within the den ? 
  • What are your future plans with Within the den? 

Pas mal de projets sont à prévoir pour fin 2020 et 2021. Notamment un numéro 2 (info exclusive haha), des projets visuels et des petits hors séries. Nous avons hâte de vous montrer le fruit de notre dur labeur quotidien ! 

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Many projects for the end of 2020 and the beginning of 2021, including the second issue (exclusive information, ahah), visual projects, and special issues. We look forward to showing you the results of this hard work!


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Cover of their first issue
The team

« Not your Devil »

Tout a commencé par les créations de Cécile, Manon et Marie. Marie teint, découpe et assemble, Manon imagine, coud et peaufine, Cécile conçoit, modèle et façonne. Toutes trois changent la donne dans les domaines de la lingerie et du vêtement porté, tant dans la délicate dentelle de Manon aux inspirations florales, comme dans les précieux tissus colorés naturellement de Marie que dans les boucles des ceintures de Cécile à la pâte de bronze et aux formes organiques.

Il y a (à peu près) mille et une combinaisons possibles lorsque l’on associe un body, un tissu et une ceinture. Le body, c’est la toile de fond, le tissu, la fluidité, la ceinture, l’encadrement. J’ai donc fait une rapide association et j’ai conclu qu’il fallait vraiment qu’on travaille ensemble. 

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It all started with what Cécile, Manon and Marie make. Marie dyes, cuts and patches fabrics, Manon imagines, sews and puts the finishing touches on her lingerie, Cécile conceives, models and shapes belts.
The three of them bring beautiful and amazing changes concerning lingerie and clothing: in Manon’s delicate lace inspired by nature, or in Marie’s natural dyed fabrics and Cécile organic shaped belt buckles.
When we associate a body, a fabric and a belt, there are (roughly) a thousands possible clothing combinations. The body is the background, the fabric is the fluidity, the belt is the frame. So, I’ve quickly connected these three elements and their makers together and hit upon this: we should work as soon as possible. 

 

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En imaginant les tenues portées, j’avais en tête des figures mythiques : Athena, Leto, Artemis, et tous ces magnifiques drapés façonnés dans ces statues de déités aux histoires complexes, mais aux caractères toujours francs. Et tout d’un coup, le roman d’Hemingway Le Jardin d’Eden m’est venu en tête, et plus particulièrement le personnage de Catherine Bourne. Et vous allez comprendre pourquoi.

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When I imagined the different outfits, I had in mind mythological figures: Athena, Leto, Artemis, and all these beautiful drapery cast on these deities statues of complex stories but bold personalities. Suddenly, Hemingway’s Garden of Eden came to my mind. Particularly, the character of Catherine Bourne. And here’s why:

 


La sensualité et le soleil sont les deux points cardinaux de ce roman. Le lecteur n’a d’autre choix que d’adopter le point de vue de David Bourne, romancier à succès dont la femme, Catherine est décrite comme jalouse. Catherine, adoptera, au fil des pages, un caractère dominant, tant dans sa propre affirmation que dans sa relation avec Marita, une jeune femme dont le couple va tomber amoureux.

J’ai lu beaucoup d’analyses à propos de cette oeuvre, mais je n’arrive pas à oublier comment David appelle sa femme : “Démon”. Catherine prend des initiatives, parfois elle s’impose, certes, et lance des remarques salées à son mari. Elle blesse également. Mais sans elle, il n’y a aucune histoire. 

Retrouver ce schéma d’une femme prenant (bien-sûr), trop de place, et d’un mari jouissant de ses interventions tout en la traitant de vile créature est plutôt (très) fatigant. 

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The novel is a cocktail of sun and sensuality. The reader has to adopt the point of view of David Bourne, a successful writer whose wife, Catherine, is said to be jealous. Throughout the pages, Catherine will evolve and become a dominant character. It is shown both in how she asserts herself with her husband and in her relationship with Marita, a young woman who becomes the love interest of the couple.
I’ve read a lot of articles about this literary piece, but I can’t forget how David calls his wife: “Devil”. Catherine takes the bull by the horns, gains control and sometimes makes barbed comments on her husband and hurts him with her words. However, without her, there’s no story.
Finding again this scenario of a woman taking (of course) too much initiative and room, while her husband both enjoys it and insults her as a vile creature is (really) boring.

 

 

Dans ma recherche d’une histoire à raconter, j’ai pensé que Catherine, tout comme les figures féminines qui lui font écho, est d’abord et avant tout une femme qui fait preuve de force et d’intelligence. Il y a, en effet, beaucoup de qualité dans ces défauts.
Alors, avec les créations de Cécile, Manon et Marie, j’ai souhaité fabriquer les tenues d’une femme, Catherine, Athena ou tout autre personnalité illustrant la puissance et la force que l’on retrouve chez ces figures diabolisées.

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In my search of a story to tell, I thought that Catherine, as the many female figures that echo her, is, first and foremost a woman who shows how strong and smart she is. Many qualities are reflected on her flaws. So, with the pieces of clothing made by Cécile, Manon and Marie, I wanted to create outfits for a woman, Catherine, Athena or any other personality illustrating the power and the attributes of these devilish figures.

 

08 Ig

Le choix de la modèle fut unique : il s’agit de Laetitia Kitegi. Photographe et modèle, je savais que Laetitia comprendrait cette histoire. Sa capacité à capturer des instants sur le vif se retrouve dans son agilité à exécuter des gestes parfaits. Pas seulement à prendre la pose, mais à incarner et me donner la possibilité de capter le beau et les nuances de cette série.

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It took me less than a second to choose the model: Laetitia Kitegi. As she is a photographer and a model, I knew she’d understand the story. Her ability to catch moments from life corresponds to how she demonstrates her poise, elegance and she embraces the character. Not only to strike the pose, but to become someone else and giving me the possibility to seize beautiful instants and all the nuances of this photoshoot.  

 

 

“Not your devil” est une série de photographies impliquant cinq femmes, réunies le temps d’une matinée pour parler de Catherine Bourne, mais aussi de tous ces stéréotypes sur les femmes dans la fiction, qui ont un mauvais rôle et sans qui l’histoire ne serait rien. C’est également un hommage à la création textile et aux artisanes qui se consacrent à la mode slow.

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“Not your devil” is a series of photographs which involves five women, gathered in a morning to talk about Catherine Bourne, but also about the stereotypes that exist against women in fiction, who are the « villain » but without whom the story would be nothing. It is also a celebration of fashion design and a tribute to craftswomen who dedicate their works to slow fashion. 

 

Model: Laetitia Kitegi
Body: Eternel Ephémère
Fabrics: L’atelier Maison
Belts: Ysun Ysun 
Place: Bibliothèque d’Etudes et du Patrimoine, Toulouse

Apprendre avec ID (l’Info Durable)

(Article rédigé en français uniquement, dans le cadre d’un partenariat avec ID l’Info Durable.
Blog post written in French only)

La Slow Fashion Season est surtout une pause, et l’occasion d’apprendre. Concrètement ? Apprendre, cela veut dire remettre en question nos habitudes, peser le pour et le contre, analyser ce que l’on peut changer, savoir ce qui est possible et ce qui demande plus de temps. Critiquer, disséquer, expérimenter.

Ne plus se mettre au pli et changer de mode peut être déroutant, car nous construisons ensemble un monde nouveau et de nouveaux modèles, pas à pas. Chacun doit trouver son rythme et ce qui fait sens.
En guise de boussole, des guides pratiques existent, comme celui d’ID L’Info Durable.
Le média en ligne souligne des solutions éco-responsables innovantes, et propose des pistes pour concevoir et mettre en oeuvre une transition écologique. Son dernier projet ? Le lancement d’Idées Pratiques, un trimestriel qui concentre différentes consignes et conseils à appliquer, pour ne plus se contenter de la théorie. De l’information, on passe à l’action.

Plus qu’un mode d’emploi, “Idées Pratiques a pour ambition de fédérer une communauté de lecteurs désireux de devenir de véritables « consom’acteurs » et d’agir, à leur échelle, pour un monde plus durable.” (ID l’Info Durable).
Dans son troisième numéro dédié à la mode durable, la question principale demeure comment mettre de l’éthique dans nos placards, sans dépenser plus. Des notions comme l’économie circulaire et les achats raisonnés sont présentés, au même titre que des valeurs et des choix, comme celui de préférer la qualité à la quantité. Au programme de ce nouveau numéro :

  • Les enjeux sanitaires, environnementaux et sociaux de l’industrie textile,
  • Des solutions pour faire le tri dans ses placards et donner une seconde vie à ses vêtements,
  • Les enjeux et le mode d’emploi pour avoir recours à la seconde main,
  • Les alternatives éthiques à privilégier pour acheter neuf (matières, labels, etc.),
  • L’expérience d’un journaliste d’ID qui s’est lancé le défi de passer à la mode éthique en un mois

Le tout étayé d’astuces et de solutions pour faire des économies tout en privilégiant des produits éthiques et responsables.

Une lecture indispensable durant cette période, pour celles et ceux qui ont entamé une transition écologique comme pour les plus documenté(e)s et les plus connaisseurs.euses. A mettre dans toutes les bibliothèques (virtuelles !)
Dès le 16 juillet, cette 3ème édition d’Idées Pratiques sera disponible sur la boutique en ligne du site ID, ainsi que chez tous leurs distributeurs partenaires (Jours à Venir, La Maison du Zéro Déchets, Ethicall, We dress fair, etc.).
La page Ulule pour précommander le numéro à tarif préférentiel jusqu’au 15 juillet : https://mobile.ulule.com/idees-pratiques-mode-ethique/?lang=fr

Site web Facebook Instagram

Slowing down

J’en ai parlé sur Facebook, Instagram et même Twitter, et je décide aujourd’hui de prendre un peu de temps pour présenter la Slow Fashion Season sur mon blog.
Depuis le 21 juin, la Slow Fashion Season est lancée. Cette saison, qui durera jusqu’au 21 septembre est l’occasion de ne plus consommer de vêtements provenant d’enseignes de fast fashion.
J’ai découvert cet événement l’an dernier, grâce à Fashion Revolution France. En théorie comme en pratique, j’ai participé sans grande difficulté. Depuis 2018, je souhaite avoir un dressing plus responsable, en achetant uniquement chez des indépendants toulousains : friperies et créations.

L’an dernier, durant la seconde édition de la Slow Fashion Season, j’ai rencontré virtuellement des participants.tes créatifs.ves, manuels.lles et sincères dans leurs démarches. C’est cet esprit de partage et cette envie de faire bouger les choses qui m’a motivée pour postuler comme ambassadrice.

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I introduced it on Facebook, Instagram and even Twitter, and I would like to take time now to present the Slow Fashion Season on my blog.
Since June 21st, the Slow Fashion Season has started. This season, which continues until September 21st, is an occasion to stop consuming clothes from fast fashion brands and major retailers. Both in theory and in practice, it was not difficult for me to participate. Since 2018, I’ve decided to have an ethical wardrobe by buying only clothes from Toulouse’s independent fashion retailers: vintage stores and ethical fashion designers.

Last year, during the second edition of the Slow Fashion Season, I’ve virtually met participants who were creative, handy, and genuine. It was exhilarating. My motivation stemmed from their willingness to take and stand and to make a change. This is why I apply to become an ambassador.

Devenir ambassadrice, signifie pour moi soutenir des indépendants, qui sont de véritables alternatives à la fast fashion. Comme je travaille uniquement avec des gérants.tes de friperies et marques locales, j’ai eu l’occasion de découvrir des fragments de leur quotidien. Mais je veux aller plus loin. J’aimerais mettre en avant (comprendre : entourer, surligner, souligner, encadrer) leurs parcours, leurs quotidiens et discuter avec elles.eux de différents sujets. Comment ? En créant un podcast, uniquement pour cette saison.
Pour que personne ne se sente mis de côté durant la Slow Fashion Season, j’ai créé un Google Doc, pour lister ces commerces préférés.

La Slow Fashion Season est également un retour à la création et donc à la réparation et aussi au DIY. La mode étant un domaine créatif, je suis persuadée que je vais apprendre de nouvelles astuces, techniques et savoir-faires. Si vous souhaitez partager les votre, rejoignez le groupe FaceBook.  

Enfin, et si on donnait la tendance ? J’ai envie de créer un moodboard dédiée à la création Toulousaine. Pour cela, il suffit de m’envoyer une photo d’un shooting avec : le nom de la marque, la date, le nom de la / du modèle et toutes autres personnes ayant participer au shooting : maquilleuse.eur, directeur.trice artistique, bijoux etc. 

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Becoming an ambassador means, to me, supporting independent and ethical brands that are alternatives to fast fashion. As I work mainly with vintage store owners and independent fashion designers, I was aware of the challenges they face. Notwithstanding, I had only a few glimpses of their lives. I wanted to go further. To do more. Now, it’s time for me to call attention and to take time to talk about their daily lives, the issues that are inherent to their jobs, and to different topics related to fashion. How? By creating a podcast, for this season only. In order not to set anyone aside, I made a Google doc, to list your favorite brands and shops (in French)

The Slow Fashion Season is also a way to focus on thematics like creativity and creation. These two topics are the basis of fashion, to me, and I’m pretty sure I will learn new design techniques, savoir-faire and tips. If you want to share yours, feel free to join the Facebook group.

Finally, what if we start a fashion trend and celebrate clothing made in Toulouse? I’d like to create a moodboard dedicated to clothes made in Toulouse and to amazingly valuable items we can find at local vintage stores. If you’re up to it, send me a photograph of a photo shoot, with different information: brand or store name, model names, and names of everyone who participated in the photo shoot: makeup artist, art director, jewel brand (for instance), etc.

Cette saison s’accompagne avec un rythme plus lent (mais pas moins efficace). Celles et ceux qui me connaissent savent que j’ai parfois du mal à lever le pied, alors que cela m’est nécessaire. Il aurait été paradoxal, je crois, de parler de “slow”, tout en ayant une cadence effrénée. Je vais, bien-sûr continuer mon activité de photographe, et, je pense, passer moins de temps derrière les écrans, et plus à imaginer de nouveaux shootings, préparer des interviews, et faire en sorte que cette saison soit belle.

Et pour vous, que signifie la Slow Fashion Season pour vous ? Avez-vous adopté un mode de travail plus lent ? 

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During this season, I will also work more slowly and mindfully, as I think it’s probably the essence of Slow Fashion Season. It doesn’t mean that I will be less productive and efficient, but that I will simply turn down the pace. The people who know me are familiar with my difficulty to ease up on the throttle, although it’s necessary for me. It would have been paradoxical, I think, to be part of this movement while keeping a fast paced work life. Of course, I’m still a photographer, yet I will spend less time behind screens. I’ll plan new photoshoots, prepare interviews and make sure that this season is a wonderful one. 

What about you? What does Slow Fashion Season mean for you? Did you slow down your work pace?

 

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La vraie vie – Dans l’atelier de Lorien (Wild Thing)

J’ai découvert le travail de Lorien, grâce à une vente organisée par La Fleur de Chardon.
I’ve discovered Lorien’s work thanks to a private sale planned by La Fleur de Chardon

 

Le bois raconte des histoires. Cela paraît trop poétique formulé ainsi, mais c’est un fait : quand on observe les veines qui s’entremêlent et les noeuds qui se dessinent, c’est tout le vécu de l’arbre que l’on regarde.
Lorien, ébéniste qui a fondé sa marque Wild Thing sait parfaitement transmettre ces histoires et même les honorer. Dans son atelier, les essences sont déclinées, colorées, texturées et toutes uniques. Sa matière première demeure brute, belle, aussi complexe que la nature, et il arrive à la façonner en “objets sauvages” du quotidien.
J’ai eu la chance de découvrir son atelier à travers un reportage photo, et il a accepté de se prêter au jeu de l’interview pour ma rubrique “la vraie vie”

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Let the wood tell its story. It seems awkward when you express it like this, but it’s true: wood can tell stories. When you observe the grains and the knots of a piece of raw lumber, you contemplate all the life of a tree.
Lorien, the cabinetmaker who founded the brand Wild Thing, knows perfectly how to transmit these stories, and even to honor them. In his workshop, the wood essences appear to be colored, textured and all unique. His raw material is natural, beautiful and as complex as nature. He knows how to shape it and transforms it into “wild things”, meaning everyday objects.
I’ve had the chance to discover his workshop through a photo report, and he has accepted to be interviewed for my blog category “la vraie vie”. 

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→ Peux-tu nous présenter ton métier et tes influences ? (es-tu inspiré par l’art, par exemple ?)
Could you tell us more about your work and what influences you?


J’ai une formation d’ébéniste, je crée donc du mobilier et je réponds à des besoin d’agencement intérieur pour des particuliers et des professionnels.
Je suis essentiellement influencé par la nature que j’essaye de respecter au maximum.
J’ai aussi une attirance particulière pour le style minimaliste que l’on retrouve notamment chez certains artistes et artisans anglo-saxons.


I’ve followed a woodworking training course, so I create furnitures and I respond to the requirements of interior layouts for private individuals and companies. I’m influenced by nature that I try to fully respect.
I also love minimalist design that is often present in the works of Anglo-saxon artists. 

 

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→ As-tu une journée type ?
What is your typical day like?


Je n’ai pas vraiment de journée type, et c’est tant mieux car je suis effrayé par la routine. 

Lorsque les projets s’enchaînent, la façon de les préparer, les matériaux que j’utilise, les opérations pour les réaliser varient énormément. Du coup, même si techniquement je suis dans mon atelier à me servir des mêmes machines et outils, j’ai rarement la sensation que les journées se ressemblent. 


I don’t have a typical day, and it’s all for the best as I’m afraid to be stuck in routine.
When projects come one after another, my schedule changes every day: the way I plan them, the materials I use, the processes to make them. So, even if I’m always in my workshop and I use the same machines and tools, I don’t feel like every day is the same.

→ As-tu des petites habitudes lorsque tu travailles ? (travailler en musique, par exemple ?)
What work habits have you developed?


La musique ! C’est la première chose que je fais en arrivant dans mon atelier le matin, mettre de la musique. Je ne peux pas travailler sans, c’est essentiel.

I’ve developed a habit of listening to music while I work. The first thing I do when I come to my workshop is to turn the music on. I can’t work without it, it’s essential!

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→ Que préfères-tu dans ton quotidien d’artisan ?
What do you most enjoy doing in your daily life, as a designer? 


D’une façon générale ce que je préfère c’est le sentiment de liberté d’être indépendant, même si cela a aussi beaucoup de contraintes.

Il y a aussi les petits plaisirs comme appliquer la finition sur une pièce à laquelle j’ai consacré beaucoup d’heures. Soudain l’aspect final se révèle, je suis à chaque fois ébahi par la beauté naturelle du bois, j’adore ça !

Overall, what I love is the feeling of freedom and independence, even if they imply a lot of pressure. There are also various small pleasures: for instance, during the finishing stage of a piece of furniture to which I spent a lot of time. Suddenly, the final look of the furniture is revealed, and I’m always astonished by the natural beauty of wood, I love it!

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→ Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
→ What are you currently working on?
En ce moment je termine une commande de planches à découper pour le restaurant d’un hotel new-yorkais. Ils prévoient de servir les clients directement dessus, je suis vraiment content qu’ils les utilisent de cette façon. En plus le restaurant est dirigé par un chef français réputé, ce qui est doublement satisfaisant !

I’m currently completing an order of chopping boards for a restaurant of a New York hotel. They planned to serve food on them to their customers, I really like this way of using chopping boards. On the top of that, the restaurant is managed by a renowned French chef, which is much more satisfactory. 

 

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Maison Kurage, l’esprit créatif – Maison Kurage and the definition of creativity

Quand je parle du travail de Marie Carrère, je commence toujours par dire : « elle est très créative ». Comme j’aime m’interroger sur le fond des choses et sur le sens des mots (chacun ses passe-temps hein), et qu’aujourd’hui, plus que jamais, les réseaux sociaux permettent de mettre en lumière la part de créativité de chacun, j’ai cherché à définir ce terme – sans l’aide d’un Larousse

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When I talk about Marie Carrère’s work, I always start by saying: “She’s really creative”. Since I love to question the origins of words and their meanings (my life, my hobbies), and that today, more than ever, social networks are useful to highlight everyone’s ability to be creative, I wanted to define this word, without using a dictionary. 

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Qu’il s’agisse de dessiner des personnages dans un coin d’un cahier, d’imaginer des scénarios improbables, ou de penser à un détail qui changera toute la donne d’une scénographie, je pense que la créativité est ce moment où on délaisse le moment présent, ne serait-ce que quelques secondes et où on saute à pieds joints dans son propre imaginaire. C’est un moment de pure satisfaction personnelle, de kiffe, où on peut penser à un milliard d’idées ou alors se concentrer sur son trait, sa phrase, bref, son idée. 

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Whether it is about drawing characters in the corner of a notebook, imagining unlikely scenarios or thinking about a detail that will change a whole scenography, I do think that creativity refers to that specific moment when we abandon the present moment, only for a few seconds, and when we jump in feet first into our own imaginary world. It’s a moment of a pure personal satisfaction, of pleasure, when we can think about a billion of ideas or to only focus on our line, sentence, idea (in a nutshell). 

 

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Quand Marie m’a parlé de son nouveau projet qui n’est autre que le lancement de sa marque, j’ai retrouvé cela.
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When Mary introduced her new project to me, which is actually the launch of her brand, I thought about this meaning, of being creative. 

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Maison Kurage est le pendant en bijouterie de La Fleur de Chardon (son atelier floral) qui lui permet d’être encore plus libre, puisqu’elle ne suit aucun code. Le fil conducteur est celui de son esprit. Elle marie des feuilles d’or avec des précieuses fleurs, les capture dans de la résine et crée ainsi des bijoux destinés à toutes les femmes. Ornements, évocations d’art moderne ou cadeau intemporel que l’on se transmettra, Maison Kurage représente, d’abord pour moi, cet esprit créatif qui s’est exprimé.

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Maison Kurage is the jewel counterpart of La Fleur de Chardon (her floral workshop), that allows her to be much freer, as she doesn’t follow any rule. The central theme comes from her mind. She harmonizes gold leaves with precious flowers, captures them into resin and thus creates jewels dedicated to every woman. Ornaments, evocations of modern art or intemporal gifts that should be transmitted, Maison Kurage represents, first of all and for me, a creative mind that has expressed itself. 

 

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La vraie vie – Dans l’atelier de Claire (Mama Roots)

Il y a du thé chaud, la radio allumée et Jiji (le chien le plus mignon du monde) dans son panier. Il y a un mannequin couture, des commandes et des croquis, des ciseaux et des boutons et bien-sûr il y a Claire : Claire qui est passionnée, qui travaille en discutant de ses stylistes préférés, qui vous montre ces trouvailles et qui me rappelle bien que la mode est un artisanat. Aujourd’hui, Claire a accepté de se prêter au jeu de l’interview et répond à quelques questions concernant sa vie quotidienne et ses inspirations.

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There are cups of warm tea, the radio is turned on and there’s Jiji (aka the cutest dog ever) on her pet bed. There are a dress form, orders, sketches, scissors, buttons, and of course: Claire.
Claire who is passionate about fashion, who works while talking about her favorite designers and who shows you her latest lucky finds. She also reminds me that fashion is truly a craft. Today, read the interview of Claire who agreed to answer to some questions about her everyday life and her inspirations. 

 

→ Pouvez-vous nous présenter votre métier et vos influences ?
→ Could you tell us more about your work and what influences you?

Je suis couturière, diplômée de stylisme modélisme. Je réalise des vêtements sur mesure pour mes clientes et des pièces uniques selon l’inspiration.

La matière première est mon moteur de création. Tout commence avec le tissus : la texture, le tissage, le tombé, la teinte…

Dries van noten est le créateur de mode que j’admire. Ses collections sont éblouissantes et inoubliables. Sa philosophie de travail me touche. 

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I’m a seamstress, I’ve got a diploma in pattern design and fashion making. I make tailor-made clothes for my customers and unique pieces depending on my inspiration.
Raw material is the essence of my creative process. Everything starts with fabric: texture, weave, drape, hue…
Dries van noten is a fashion designer that I admire. His collections are spectacular and unforgettable. His work philosophy is really dear to me.

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→ Avez-vous une journée type ?
→ What is your typical day like?

J’allume la lumière et la musique. On fait le planning de la journée : combien de commandes en cours, d’ essayages, de rendez-vous… Et est-ce que j’aurais le temps de me faire un truc (faut pas rêver, le cordonnier est le plus mal chaussé !) Et c’est parti pour du patronage ou bien de la couture et dans ce cas-là, Jiji (ma chienne) vient se caler sur mon fauteuil.

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I turn on the light and the radio, then I plan my day: how many orders, fittings, apointments. Will I have time to sew something for myself? (of course, not: the shoemaker’s children always go barefoot). And then, I start to make patterns, or maybe to sew, and it that case Jiji (my dog), always comes to settle herself into my armchair.

 

→ Que préférez-vous dans votre quotidien de créatrice ?
→ What do you most enjoy doing in your daily life, as a designer?

Choisir du tissus. Je chine des tissus partout! Ma meilleure adresse est sacrés coupons à Paris. Des tissus dégriffés d’une qualité incroyable à des prix imbattables!

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I love to chose different fabrics. I bargain-hunt fabrics everywhere and everytime! My favorite place is Sacrés Coupons in Paris. There are beautiful fabrics from well-known brands with unbeatabe prices. 

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→ Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
→ What are you currently working on?

Je travaille des pièces d’hiver, ma saison préférée :

  • des manteaux oversize en pure laine graphique
  • des parkas réversibles toiles déperlantes + cachemire douceur

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I’m working on different winter items, winter is actually my favorite season:

  • oversized coats with pure wool and graphic designs.
  • reversible parkas with rainproof canvas and soft cashmire. 

 

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La vraie vie ● Dans l’atelier de Kimshi

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Tout a commencé lorsque j’avais décidé d’investir pour la première fois dans des articles réutilisables et donc éco-responsables. J’avais choisi pour Noël d’acheter auprès de la boutique Kimshi des sacs en tissus – dans lesquels j’avais donc glissé mes présents à offrir au lieu de me battre des heures durant contre du Scotch et un rouleau de papier cadeau (ne me jugez pas, on a tous vécu ce moment où on a formé une boule de papier informe recouverte d’adhésif en se disant que : « de toutes façons, c’est l’intention qui compte, hein »).
« Réutilisables », tout est là : Le Noël d’après j’utilisais à nouveau ces sacs en tissus, et c’est là que j’ai réalisé : lorsque l’on achète un article auprès d’un-e créateur-trice qui se concentre sur le durable et la planète, on préserve et garde un objet pour longtemps (pour ne pas dire « pour la vie », car ça ferait un peu trop paroles d’une chanson d’amour pop).
Ce sac, cette création, fait partie de votre quotidien et/ou de grandes occasions.
C’est pour cela que j’ai eu envie de découvrir la vraie vie de Violette, la créatrice de la marque Kimshi, de découvrir son quotidien, cet atelier où tous ces articles attendent leur futur-e propriétaire. (Et aussi, car je suis très curieuse).

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It all began when I decided to buy for the first time ever ecofriendly and reusable products. For Christmas, I had chosen to purchase fabric bags from Kimshi.com in which I slipped my presents, instead of getting mad during hours because of some Scotch tape and a roll of wrapping paper (don’t judge me, we all experienced that moment when we form a shapeless ball covered with sticky tape while telling ourselves that “well, it’s the thought that counts”.)
“Reusable”: this says it all: the next Christmas, I used again the fabric bags, and I realized: when you buy from a designer or a creator who is mindful of the environment, you keep an object for many years (not to say “for life”, because it would sound like any pop song lyrics)
These bags, these creations are part of your daily life and occasions.
This is why I wanted to discover the real life of Violette, the designer of Kimshi, to get to know her daily life, her workshop where her creations are waiting for their future owners. (and also because I’m so curious).

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Pouvez-vous nous présenter votre métier et vos influences ?
Could you tell us more about your work and what influences you?

Je suis styliste designer textile de formation. Mais en créant Kimshi, je me rends compte que d’autres appellations de métier pourraient s’ajouter, tellement le fait d’entreprendre demande à être polyvalent ! Pour résumer brièvement, j’imagine et conçoit des alternatives textiles réutilisables pour aider les gens dans leur démarche de réduction des déchets. Je cherche à proposer des objets qui soient à la fois pratiques et beaux, parce que cela rends le zéro déchet plus séduisant et parce que je pense que c’est important d’apporter un peu de beau dans son quotidien ! Côté inspiration, ma réponse va sûrement être banale, mais je m’inspire beaucoup de la nature en recherchant des matières végétales, qui ont un beau toucher, un aspect authentique et des couleurs douces et naturelles. Le Japon m’inspire également, de parts certains des produits que je propose (les sacs à bento par exemple) ainsi que le style épuré et simple. 

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I’m a stylist and a textile designer by training. However, when I created Kimshi, I realized that many other job designations could be added to it, since entrepreneurship implies versatility! To sum up, I imagine and conceive textile and ecofriendly alternatives to help people to reduce their waste. In order to make the zero-waste aim more appealing, you may buy objects that are both useful and beautiful. It’s also important to find the beauty everyday! About my inspirations, it may be common, by I’m really inspired by nature since I’m looking for vegetal materials that are nice to feel, have an authentic appearance and soft and natural colors. Japan inspires me a lot also through some of my products (bento bags, for instance), and also through the simple and refined style that the Japanese culture evokes.

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→ Avez-vous une journée type ?
What is your typical day like?

Les journées à l’atelier se ressemblent très rarement, sauf quand je prépare de gros événements et que je ne décolle plus de la machine à coudre du matin au soir ! Généralement, j’essaie d’avancer sur trois choses différentes dans une journée : par exemple, refaire le stock de lingettes démaquillantes le matin, faire le shooting des nouveaux modèles de sacs à bento en début d’après-midi et enfin avancer sur le prototype d’un nouveau produit. Sans oublier les tâches quotidiennes : répondre aux mails, préparer et poster les commandes s’il y a, et alimenter les réseaux sociaux.

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Every day is different, unless when I’m planning for big events and so that I’m sewing day and night! Normally, I want to focus on three different tasks: for instance, to refill my stock of reusable makeup remover pads in the morning, do the photoshoot of the new models of bento bags in the afternoon and finally work on the prototype of a new product. And this, bearing in mind the daily tasks: reply to the e-mails, prepare and send orders if any and upload content on social media.

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→ Avez-vous des petites habitudes lorsque vous travaillez ?
What work habits have you developed?

J’écoute souvent de la musique pour bien commencer la journée et me mettre en route avec une bonne ambiance ! Lorsque je passe du temps à couper du tissus pour préparer du stock, j’aime écouter des podcasts inspirants sur divers sujets (entreprenariat, développement personnel, écologie, bien-être…). Mon « assistante » myrtille n’est jamais bien loin et me surveille en coin 🙂

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I often listen to music while working to start my day off right! When I spend my time cutting fabric to prepare my stock, I love listening to some inspiring podcasts introducing different topics (entrepreneurship, personal development, ecology, selfcare…) My « assistant » Myrtille is not always far from me and keeps a close eye on me 🙂

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→ Que préférez-vous dans votre quotidien de créatrice ?
What do you most enjoy doing in your daily life, as a designer?

Le fait d’être libre dans la façon d’organiser mon travail et de travailler tous les jours à un projet qui me tient à cœur et qui regroupe mes valeurs. Je trouve que cela donne beaucoup de sens à notre vie. Mais plus que tout, je crois que ce que je préfère est qu’il y a toujours beaucoup de choses à faire et à apprendre. C’est parfois fatigant, mais c’est aussi très stimulant. Je pense que je ne pourrais jamais m’ennuyer de mon métier !

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Being free when I organize my schedule and to pick and focus on a project that is really important to me and that is connected to my values. Doing this each day, gives a lot of meaning and purpose to your life. But more than anything, I think that what I mostly love is the amount of things to do and learn. It is sometimes tiring, but also so exhilarating. I think I will never get bored, because of my job!

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→ Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
→ What are you currently working on?

Sur beaucoup trop de choses ! Côté production, je prépare différents événements qui arrivent en septembre et qui me demandent à avoir un stock conséquent. Je commence aussi à prévoir la période de Noël, qui semble arriver chaque année beaucoup trop vite. Je travaille aussi beaucoup sur plusieurs produits zéro déchet qui vont arriver d’ici peu de temps et que j’ai hâte de dévoiler !

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On so many things! About my production, I prepare some events that are coming in september and that require an important stock. I have also started to plan the Christmas season that seems to come so quickly each year. I’m also creating new zero waste items that are coming soon and that I can’t wait to show!

 

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Pour les esprits créatifs et adorateurs de la nature seulement : Lisez Art by Nature Magazine. – For creative minds and nature lovers only: Read Art by Nature Magazine.

Comme tout le monde, les réseaux me font (parfois) grogner et lever les yeux au ciel. Et pourtant, aujourd’hui, j’ai envie de vous montrer pourquoi je suis si reconnaissante d’en être une si grande consommatrice. Cela donne peut-être une image étrange de moi, comme si je faisais un câlin à mon ordinateur, mais il est des occasions qui me rappellent leur sens premier : connecter des gens.

Je vous la fais courte : je me demandais, entre deux écrans, s’il existait un média dédié à l’art et à la nature et boom, j’ai trouvé grâce aux réseaux sociaux Art by Nature Magazine. Si tout pouvait être aussi simple.

Créer du lien entre les esprits créatifs et celles et ceux qui sont fasciné(e)s par la nature, c’est le but premier d’Art by Nature Magazine. C’est bien plus qu’une simple ligne conductrice, c’est une envie de faire humblement découvrir différents univers artistiques faisant écho à la nature. Les articles sont rédigés en anglais, et toujours très bien documentés, puisqu’une interview d’un(e) artiste y figure toujours.

J’ai connu à travers ce magazine des illustrateurs, des designers, et des souffleurs de verre capables de travailler et de transformer le verre en n’importe quelle autre matière. Et aujourd’hui, je suis très fière qu’une de mes séries de photographies figure dans ce numéro 10.

Retrouvez ma série Viribus dans le magazine en ligne Art by Nature Magazine. Et non, je ne vous en dirai pas plus concernant ces photographies car je vous laisse lire l’article !

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As so many people, social networks often make me mad. However, today I’d like to explain to you why I am so thankful to social media. Of course, I may look as if I am actually cuddling my computer, but trust me, there are occasions that remind you the first aim of social networks: to connect people.

Long story short: When I was scrolling on my phone, I wondered if a media dedicated to art and nature could exist, and boom I’ve found, thanks to social networks, Art by Nature Magazine. If only everything could be this easy.

Create a bond between creative minds and the ones who are fascinated by nature is the first aim of Art by Nature Magazine. It’s much more than a simple guiding principle, it’s the need to humbly introduce different artistic visions that echo nature. Articles are written in English and are always well documented since there’s an interview of an artist.

Thanks to this magazine, I’ve discovered illustrators, designers and glass blowers that can turn glass into any other material. And today, I’m really proud that one of my series of photographs are presented in this tenth issue.

Learn more about my series Viribus in the online magazine of Art by Nature Magazine. And of course I won’t tell you anything about these photographs as I want you to read this article!

 

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