Ta bonne copine

Je n’ai pas choisi ce titre d’article seulement pour la rime, mais bien parce que c’est ce que j’ai ressenti l’an dernier, quand j’ai visité pour la première fois la boutique. Bobine, c’est littéralement ta bonne copine. Celle qui te parle de certains petits créateurs que tu as croisés dans certains magazines, sans trop faire attention, elle, elle les relève, les met en évidence et t’en parle beaucoup. Elle a un peu de tout (du soin pour la barbe au thé en passant par des chaussettes aux motifs improbables et colorés), de très belles pièces et quelques précieux exemplaires. Quand tu visiteras sa boutique bien organisée, tu auras l’impression de visiter l’appart de ta bonne copine, celui où il y a un bibelot drôle caché, où il y a ce panier à pompons accroché à la poignée d’une fenêtre (et que tu envies secrètement) et celui où il y a ce fameux petit escalier (tu espéreras d’ailleurs ne pas tomber quand tu l’emprunteras). Chez Bobine, tu trouveras toujours ce don tu as besoin et tu auras toujours ce sentiment d’être bien accueilli, comme chez ta copine, quoi.

 

Mieux que les bonbons à la violette, essayez Pompon sur la Garonne

Que vous ponctuez (ou non) vos phrases d’expressions typiquement toulousaines ou que vous travaillez votre accent chantant, la boutique Pompon sur la Garonne va vous plaire, on parie une chocolatine ?

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Le concept est simple : Une expression (bien de chez nous) superposée sur un carré : le tout à personnaliser. Les supports se déclinent presque à l’infini (en bonne sudiste j’exagère à peine) : Si vous avez envie d’un basique comme un tote-bag en toile ou d’un body pour bébé que vous agrémenterez d’une phrase drôle qui sonne comme votre futur crédo, Léa (la gérante) sera toujours de bons conseils. Elle n’hésite pas à parler de l’identité de la boutique, guide les clients (touristes comme habitants) et vous confectionnera sur place votre article Pompon sur la Garonne.

Le petit truc en plus ? La boutique propose des bijoux de différents créateurs (qui a dit qu’on était à un caprice près ?)

Ici, halte aux clichés à propos de la ville rose, on préfère plutôt rendre hommage aux tournures de phrases toulousaines, qui deviennent de véritables emblèmes minimalistes et élégants. Que vous cherchiez un souvenir à offrir ou pour se faire plaisir, venez chez Pompon, on y est bien !

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Être ensemble • Le Slow Market

 

Passer la grande porte du studio Lucette, après avoir traversé la rue Hélio dans la fraîcheur d’une matinée pour y découvrir de la lumière. La clareté de ce bel espace vous fait vous sentir bien, à l’aise, tout comme le long escalier vert que vous avez escaladé peut-être deux marches par deux marches, comme si vous connaissiez déjà le lieu. Le studio était habillé par les créations des invités du Slow Market et habité par des discussions, des rires, des explications et de la bonne musique.

 

 

Conjuguer simplicité et beaucoup de travail, c’était la mission (bien accomplie) de la marque Baserange et du collectif Bang Bang avec l’organisation de ce Slow Market. J’ai retrouvé la sensation de surprise et de découverte lorsque je parlais avec les différents créateurs présents, et c’est aussi ça qui rend un marché unique, non ?

 

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Mais que ce soit du côté d’Andrea Vientec et ses headbands qui finaliseront vos tenues ou de Batoh, ébeniste toulousain, une harmonie se faisait sentir : il s’agit de choisir des matériaux et produits nobles, de qualité et qui durent, surtout.

 

L’idée d’être ensemble était vraiment sublimée, d’abord car c’est le moteur de l’évènement, le pourquoi de cette collaboration, et surtout car on découvrait différents savoir-faires : l’élégance de la porcelaine de Naomi Bikis, les chaussures d’An hour and a shower, tels de grands classiques, ou les motifs de Shaina Mote, par exemple…

 

Dans une partie de ce bel espace, on brode sur des petites culottes Baserange, dans l’autre, des enfants courent, et au milieu de grands portraits de femmes inspirantes qui scellent la logique de cet événement.

 

On quitte le lieu, heureux d’avoir -si ce n’est consommé- dégoté quelques noms de créateurs à soutenir, comme par exemple Hopaal qui prend soin de l’homme et de la planète avec sa ligne de vêtements 100% durable, Where I was From et sa déclinaison de denims, et on félicite Bang Bang pour cette première idée bien pensée et parfaitement concrétisée.

Les fables de Nach & histoires de leur amies

C’est un récit mêlant traditions, savoir-faire et inventivité. Cela se déroule dans le showroom de Nach, niché près d’un grand océan vert, qui servait de cadre pour leur braderie. La marque iconique et sa grande ménagerie de porcelaine avait invité Luma Jewels dont les bijoux semblaient sortir tout droit d’un grand coffre à trésor, les Petites Kasko et ses affiches, coussins & carnets qui nous font voyager lorsque l’on pose notre regard, puis les maillots de bain colorés de Marpraia, dont les créateurs & marques sont exclusivement brésiliens.

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  • Patience et longueur de temps 

Répétez après moi : Chaque pièce est faite main. Comprendre cela est assez facile, mais le réaliser est autre chose : Quand on s’attarde sur les milles et une bagues, les détails sur des colliers, les ligatures des boucles d’oreilles et les motifs de leur gamme textile, c’est autre chose. Nach, tout comme Luma Jewels, les petites Kasko et les créateurs de la ligne de Marpraia, c’est la passion canalisée en patience même.

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Que vous préfériez des boucles discrètes surmontées de turquoises, ou des bracelets à superposer voire une bague à l’esprit Art-Déco, chaque pièce de Luma Jewels est fabriquée à la main dans un atelier en France.

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La déclinaison du voyage qui se fait grâce à des affiches, coussins et carnets des Petites Kasko se fait en France (pour les carnets, en papier recyclé) et au Portugal (pour les textiles). Chaque objet issu d’un itinéraire est unique.

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Marpraia, c’est la qualité en fil conducteur avec une sélection pointue de produits qui peuvent correspondre aux envies, attentes et réalités de personnes cherchant « le » maillot de bain en provenance du pays de la plage.

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  • A l’oeuvre on connait l’artisan 

Au-delà de la qualité et de la beauté, il y a, à chaque fois une vraie histoire.
Nach représente à la fois la tradition et le renouveau. C’est le pari d’une transmission d’un savoir-faire entre un père et ses deux filles, pour le travail de la porcelaine, et l’envie de proposer des bijoux à la fois modernes et élégants. Des parures pour affirmer sa personnalité, en clin d’œil aussi, et qui raviront vraiment tout le monde.

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L’inspiration de Luma Jewels provient de ses souvenirs avec sa grand-mère, mais aussi de l’art-déco, de ses voyages et finalement, de l’envie de créer de l’intemporel & de la modernité. Car les métaux et pierres travaillés s’offrent & se gardent précieusement…
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Derrière les Petites Kasko, il y a une mère et une fille qui vous proposent leur carnets de voyages (chaque élément est imaginé et conçu par ce duo). Des souvenirs découpés, collés, coloriés qui trouvent très vite une place chez vous, tant l’histoire de chaque objet est belle !
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Marpraia ne se contente pas de suivre les tendances dictées et les dernières coupes à essayer et adopter, il y a dans chaque ensemble un patchwork d’exotisme, de couleurs et de sensualité.

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  • Sculpte, lime, cisèle, que ton rêve flottant se scelle dans le bloc résistant !

On retiendra, évidemment, de la part des quatre créatrices la combinaison suivante : Beaucoup d’huile de coudes, des projets en continu, et une sensibilité artistique toujours préservée.

Un déjeuner avec Capucine Minot

Du perfectionnisme et de la passion, c’est ce qui compose, selon moi, les dessins d’architecture de Capucine Minot. Après avoir suivi l’option arts plastiques au lycée, un dilemme s’est posé pour l’artiste : Ecole d’arts ou études « classiques » ? Capucine a finalement étudié dans une école de commerce, et, grâce à différentes expériences, sa minutie et son œil aiguisé n’ont fait que grandir. Pendant quatre ans, elle fut responsable des pièces d’exception au sein du département Horlogerie & Joaillerie de Chanel, et durant ces années, elle cultiva son goût pour l’artisanat et sa maîtrise. Son profil artistique s’épanouissant, le graphite & le pastel lui faisaient un appel du pied.

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Petit à petit, les croquis se multiplient. D’abord comme cadeaux pour des proches (qu’il s’agisse de la reproduction d’un domaine viticole ou d’une bâtisse), Capucine a décidé ensuite de se professionnaliser, en gardant la même affection pour l’architecture.
Ce sont à la fois les différentes formes, motifs et volumes qui lui plaisent mais surtout l’histoire du bâtiment ; se dire que des personnes ont vécu ici, se sont promener là… Toutes ces anecdotes sont primordiales, puisqu’en parallèle, on retrouve le goût du détail dans le travail de la dessinatrice.

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Peut-on parler de fibre artistique ? Du côté de son père, elle a découvert trois générations d’architectes, d’ailleurs, il semblerait qu’elle ait le même trait de crayon que son grand-père. Une chose est sûre, Capucine est une passionnée et a envie de partager son regard et le retranscrire à travers le dessin.

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Elle travaille avec le crayon de papier, elle en a même toute une palette. Son second outil est bien évidemment le crayon pastel monochrome ; attention, elle n’en utilise qu’un seul pour tout un dessin ! Elle aimerait, par la suite, utiliser des crayons de couleurs polychromos. Ses instruments en main, elle passera des heures sur son bureau à esquisser, dessiner, renforcer et faire et refaire des traits. Pour l’anecdote, il lui a fallu trente-cinq heures pour la représentation de la place Sainte Scarbes. Même travail pour les toits de Toulouse. Quand je vous parlais de perfectionnisme et de passion… Elle s’est finalement constituée son propre régime quotidien fait de plusieurs heures de dessin le matin et l’après-midi. Il est ponctué également d’activités administratives et de communication.

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Son domaine de prédilection s’étend encore, elle aimerait plus tard ajouter une petite touche d’originalité à ses œuvres et pourquoi pas façonner davantage son esquisse du monde végétal.

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Sa série de dessins d’architecture de Toulouse sera à retrouver à la galerie du BocAL du 12 au 16 juin ! Concernant notre ville, elle considère que Toulouse n’a pas à rougir de l’architecture parisienne. Prenant le temps, ici, de se perdre dans nos petites rues, elle a été happée par son caractère. C’est pourquoi elle a décidé de retranscrire son coup de foudre pour Toulouse et ses différents styles architecturaux durant cette future exposition à ne pas manquer